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Changement de pratique en ALR ophtalmique (ALR à l’aiguille et maintien des anticoagulants) : sécurité vis-à-vis des incidents hémorragiques mineurs - 14/12/10

Doi : 10.1016/j.annfar.2010.08.009 
N. Saumier a, E. Lorne a, b, , F. Dermigny a, K. Walkzak a, F. Daelman a, P. Jezraoui a, Y. Mahjoub a, b, S. Milazzo c, H. Dupont a, b
a Pôle d’anesthésie-réanimation, centre hospitalier universitaire d’Amiens, université Jules-Verne-de-Picardie, avenue René-Laennec, 80054 Amiens cedex, France 
b Inserm ERI 12, centre hospitalier universitaire d’Amiens, université Jules-Verne-de-Picardie, avenue René-Laennec, 80054 Amiens cedex, France 
c Service de chirurgie ophtalmologique, centre hospitalier universitaire d’Amiens, université Jules-Verne-de-Picardie, avenue René-Laennec, 80054 Amiens cedex, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

Introduction

La cataracte, pathologie fréquente, touche préférentiellement le sujet âgé. Plus de 560 000 interventions sont réalisées chaque année, chez des patients fragiles, exposés à des pathologies cardiocirculatoires nécessitant la prescription d’antiplaquettaires et/ou d’anticoagulants. Les complications hémorragiques de cette chirurgie et de l’anesthésie locorégionale sont rares mais retentissent gravement sur la fonction visuelle.

Patients et méthodes

Dans cette étude, deux types de prise en charge en vigueur successivement dans le service ont été comparées : dans un premier temps, conformément aux recommandations, les antiplaquettaires et les anticoagulants étaient arrêtés avec relais par des agents à élimination rapide (cohorte prospective de référence avant (novembre 2004–mai 2005) ; dans un second temps, les antiplaquettaires ou les anticoagulants ont été poursuivis sans relais (cohorte prospective après (avril 2007–mars 2008). Le critère principal de jugement était la survenue d’une complication hémorragique.

Résultats

La population de référence regroupait 229 patients opérés sous anesthésie sous-ténonienne « chirurgicale » exclusive. Le second groupe comprenait 178 patients opérés sous anesthésie locorégionale péribulbaire ou sous-ténonienne « à l’aiguille ». Dans ces deux populations, près de 33 % des patients recevaient des traitements antiplaquettaires ou anticoagulants. L’hématome sous-conjonctival (HSC) est survenu plus fréquemment lorsque le relais anticoagulant a été mis en place (33 % versus 0 % ; p<0,05), tandis qu’on n’obtenait pas de différence significative avec les antiplaquettaires (23 % versus 28 % ; NS). Le chémosis, incident de gravité mineure lié au type de technique d’anesthésie, était l’événement non hémorragique le plus courant, mais était susceptible de compromettre le confort chirurgical (anticoagulants : 35 % versus 36 % (NS), antiplaquettaires : 38 % versus 40 % [NS]).

Conclusion

Le changement de technique n’explique pas à lui seul la baisse de survenue de l’HSC dans la seconde période. La réalisation de l’anesthésie locorégionale ophtalmologique « à l’aiguille » dans la chirurgie du segment antérieur est une technique bien tolérée qui ne nécessite pas l’arrêt ou le relais des traitements antiplaquettaires ou anticoagulants lorsque ceux-ci sont équilibrés dans cette série. Ces données restent à valider sur une série de plus grande ampleur.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Abstract

Introduction

Cataracts preferentially affect the elderly. More than 560,000 procedures are performed annually in France on vulnerable patients that are exposed to cardio-circulatory conditions requiring antiplatelet and/or anticoagulants. Haemorrhagic complications resulting from cataract surgery and/or eye regional anaesthesia are rare but can lead to serious damage to eye function.

Patients and methods

In this study, we compared the management care of two types of antiplatelet and/or anticoagulants successively utilizing the following procedure: first, the cessation of antiplatelet agents and anticoagulants were relayed with rapid elimination agents (constituting our reference “before” cohort [November 2004–May 2005]), then the antiplatelet or anticoagulant management was continued without stint according to recent data from literature (constituting our “after” cohort (April 2007–March 2008)).

Results

A reference population, consisting of 229 patients, was operated on exclusively with “surgical” sub-Tenon’s anaesthesia. A second group, consisting of 178 patients, was operated on using “needle” regional anaesthesia. In both populations, nearly 33% of patients received antiplatelet or anticoagulant treatment. The incidence of subconjonctival haemorrhage occurred more frequently when anticoagulants agents were relayed (33% vs 0%; P<0,05), but there was no significant difference with antiplatelet agents (23% vs 8%; NS). The most common non-bleeding event was Chemosis and related to the type of anaesthetic technique utilized, although not serious it tended to jeopardize surgical comfort (anticoagulants: 35% vs 36% (NS), antiplatelet agents: 38% vs 40%; NS).

Conclusion

The technical changes do not explain fully that occurrence of the HSC, in patients under anticoagulant treatment, decreased in the second period. The achievement of “needle” regional anaesthesia in the anterior segment eye surgery is a safe technique that does not require stopping antiplatelet treatment or anticoagulation.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Cataracte, Anesthésie locorégionale, Antiplaquettaires, Anticoagulants, Hémorragie

Keywords : Cataract, Regional anaesthesia, Antiplatelet agents, Anticoagulants, Haemorrhage


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Vol 29 - N° 12

P. 878-883 - décembre 2010 Retour au numéro
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