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Le bilan anatomique de la femme du couple infécond - 27/12/10

Doi : 10.1016/S0368-2315(10)70029-6 
A. Torre a, d, , J.-L. Pouly b, c, B. Wainer a, d
a Faculté de médecine Paris-Ouest, Université de Versailles Saint-Quentin en Yvelines, 9 boulevard d’Alembert, 78280 Guyancourt, France 
b CHU de Clermont-Ferrand, Hôpital Estaing, 1 place Lucie Aubrac, 63003 Clermont-Ferrand, France 
c Faculté de médecine de Clermont-Ferrand, Université d’Auvergne, 63000 Clermont-Ferrand, France 
d Service de gynécologie obstétrique et médecine de la reproduction, CHI de Poissy Saint Germain en Laye, 10 rue du Champ Gaillard, 78303 Poissy cedex, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

Un tiers des infertilités sont dues à des anomalies anatomiques de l’appareil génital féminin : polype endométrial (33 %), occlusion tubaire bilatérale (12 %), hydrosalpinx (7 %), fibrome sous-muqueux (3 %) et endométriose pelvienne. Ces anomalies peuvent conduire à une correction chirurgicale dans le but de rétablir la fertilité.

Cette revue de littérature vise à déterminer quel bilan d’imagerie doit être réalisé en première intention.

L’hystérosalpingographie présente une sensibilité de seulement 65 % mais sa simple réalisation multiplie par 3 la fréquence des grossesses spontanées.

L’hystéroscopie ambulatoire a pour sa part une excellente sensibilité (> 95 %) pour le diagnostic de pathologies endo-cavitaires.

L’échographie pelvienne dont le bon niveau de sensibilité semble encore être amélioré par l’analyse 3D et l’hystérosonographie est d’une efficacité quasi comparable à celle de l’hystéroscopie pour l’imagerie endo-cavitaire. Elle permet d’autre part le diagnostic de lésions telles qu’un hydrosalpinx ou un endométriome sans avoir recours à une cœlioscopie.

Une cœlioscopie de première intention est à réserver aux patientes suspectes d’endométriose ou de pathologie tubaire (antécédents d’appendicite compliquée, de chirurgie pelvienne, de maladie inflammatoire pelvienne).

Pour les autres patientes, représentant la majorité des cas, l’hystérosalpingographie et l’échographie pelvienne semblent donc être suffisantes comme bilan anatomique de première intention.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Summary

One third of infertility cases are due to anatomical abnormalities of the female reproductive tract: endometrial polyps (33%), bilateral tubal blockage (12%), hydrosalpinx (7%), sub-musosal fibroids (3%) and pelvic endometriosis. These may need surgical correction which could restore fertility.

This review aim to determine which examinations should be performed first.

Hysterosalpingography shows sensitivity of only 65% but it increases the achievement of spontaneous pregnancy by three times.

Office hysteroscopy has an excellent sensitivity (>95%) for diagnosing intra-uterine lesions.

Pelvic ultrasound, whose good sensitivity is improved by adding 3D imaging and hysterosonography, seems as efficient as office hysteroscopy in diagnosing uterine cavity abnormalities. Moreover, it also efficiently diagnoses pelvic diseases such as hydrosalpinx or endometrioma without laparoscopy.

A first line laparoscopy is indicated in for woman suspected of endometriosis or tubal pathology (history of complicated appendicitis, previous pelvic surgery, pelvic inflammatory disease).

For the others straight forward cases, the majority of patients, hysterosalpingography and pelvic ultrasound seem to be sufficient as primary diagnostic tool.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Bilan de première intention, Infertilité, Femme, Interrogatoire, Hystérosalpingographie, Échographie pelvienne, Hystéroscopie diagnostique, Cœlioscopie

Keywords : First line assessment for infertility, Woman, Clinical history, Hysterosalpingography, Pelvic ultrasound, Hysteroscopy, Laparoscopy


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Vol 39 - N° 8S2

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