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Épidémiologie de la résistance aux antibiotiques chez les entérocoques en France - 03/03/11

Doi : 10.1016/j.antinf.2010.12.002 
N. Bourdon a, b
a Centre national de référence de la résistance aux antibiotiques associé entérocoques, service de microbiologie, CHU de Caen, avenue Côte-de-Nacre, 14033 Caen cedex, France 
b Université de Caen, Basse-Normandie, 14033 Caen cedex, France 

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Résumé

Depuis le milieu des années 1970, les entérocoques sont devenus des pathogènes majeurs responsables de nombreuses infections nosocomiales. Les souches de Enterococcus faecalis restent sensibles à l’ampicilline. Le taux de résistance de haut niveau à la gentamicine est stable aux alentours de 15 %. La résistance à la vancomycine est rare, présente chez seulement 0,2 % des souches d’hémocultures, mais la co-résistance à la gentamicine est en augmentation (55 %) et les quelques souches responsables d’épidémies ont été décrites comme appartenant au même complexe clonal CC2. Les épidémies à entérocoques les plus préoccupantes sont celles à Enterococcus faecium, dues à des souches appartenant au complexe clonal CC17 qui diffusent à l’échelle mondiale. Adaptés au monde hospitalier, ces clones cumulent les mécanismes de résistance aux antibiotiques, notamment à l’ampicilline, à la gentamicine (résistance de haut niveau) et à la vancomycine. En France, moins de 2 % des souches de E. faecium isolées d’hémocultures sont résistantes à la vancomycine (71 % de phénotype VanA). Ces souches sont significativement plus résistantes à l’ampicilline (95 % versus 50 % des souches sensibles à la vancomycine), aux fluoroquinolones, à la lincomycine (98 % versus 57,5 %) et à l’érythromycine (96 % versus 88,5 %). On observe également qu’une importante proportion de souches d’entérocoques résistants à la vancomycine est également résistante à la lévofloxacine, au cotrimoxazole mais reste sensible au linézolide, à la rifampicine, à l’acide fusidique et à la tigécycline. La diffusion en France de clones de E. faecium et à un moindre degré de E. faecalis particulièrement épidémiques et qui cumulent les résistances incite à une vigilance soutenue.

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Summary

Since the mid-70s, enterococci have become one of the major causes of nosocomial infection. Enterococcus faecalis isolates remain susceptible to ampicillin. The prevalence of high-level resistance to gentamicin is stable around 15 %. Resistance to vancomycin is rare and detected in only 0.2 % of isolates from blood cultures. However, co-resistance to gentamicin is recently increasing (55 %) and the few isolates responsible for outbreaks have been reported as belonging to the CC2 clonal complex. The most worrying enterococcal outbreaks are due to Enterococcus faecium strains that belong to the clonal complex CC17 spreading worldwide. These hospital-adapted clones accumulate ampicillin-, fluoroquinolone-, vancomycin- and high-level resistance to gentamicin. In France, less than 2 % of E. faecium isolated from blood cultures are resistant to vancomycin (71 % with the VanA phenotype). Vancomycin-resistant E. faecium isolates are significantly more resistant to ampicillin (95 % versus 50 % of vancomycin-susceptible isolates), lincomycin (98 % versus 57.5 %) and erythromycin (96 % versus 88.5 %). Noteworthy, a high proportion of VRE isolates is also levofloxacin- and cotrimoxazole-resistant, but remain susceptible to linezolid, rifampin, fusidic acid and tigecycline. Spread of particularly epidemic and multiresistant E. faecium and to a less extent E. faecalis isolates, deserves prospective surveillance.

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Mots clés : Entérocoques, Résistance, Glycopeptides, Aminosides

Keywords : Enterococci, Resistance, Glycopeptides, Aminoglycosides


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Vol 13 - N° 1

P. 2-11 - mars 2011 Retour au numéro
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