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Détresse en fin de vie : questionnement éthique sur la sédation - 02/05/11

Doi : 10.1016/j.lpm.2011.01.012 
Robert Zittoun
Hôtel-Dieu, centre de diagnostic, 75004 Paris, France 

Robert Zittoun, Hôtel-Dieu, centre de diagnostic, 1, rue de la Cité, 75004 Paris, France.

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Key points

Distress and suffering are words currently used in the medical vocabulary, the first carrying a more acute and dramatic feature, while suffering is more subjective. They may concern the somatic, psychic, social, and spiritual domains, with interactions such as excrutiating and unrelieved pain causing psychological distress.

Distress during the end of life is induced by the threatening of an unavoidable death, more or less foreseen by the patient. It may correspond to an existential distress, with loss of the meaning of life, and of the social role, along with metaphysical anxiety. Patient’s next of kin and carers can also be involved by the distress, either by empathic transmission, or due to specific factors.

Palliative care and anticipation should allow to prevent or relieve distress and suffering. This imply to ask for palliative care on due time, and to anticipate the foreseeable situations, trying meanwhile to identify the patient’s preferences.

Pharmacologic sedation is becoming a frequent practice during terminal phase of diseases, raising ethical questioning on its motives and aims. Deep continuous sedation maintained until death may be viewed as a psychic and social euthanasia, ethically questionable, and should be foreseen only in case of intractable distress. A controlled and reversible sedation, when needed, should be preferred, always with the agreement of the patient or his/her proxy. Existential distress by itself should not justify a deep continuous sedation.

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Points essentiels

Détresse et souffrance sont des termes souvent utilisés dans le vocabulaire médical, le premier ayant un caractère plus aigu et dramatique, le second plus subjectif. Elles peuvent concerner les sphères somatiques, psychologiques, sociales, ou spirituelles, avec des interactions, une douleur intense non soulagée pouvant par exemple causer une détresse psychologique.

La détresse en fin de vie est induite par une menace de mort inéluctable, plus ou moins pressentie par le malade. Il peut s’agir d’une détresse existentielle, liée à la perte du sens de la vie, du rôle social et à une angoisse métaphysique. Les proches du malade et les soignants eux-mêmes peuvent être également dans la détresse, soit par empathie, soit du fait de facteurs propres.

Les soins palliatifs et l’anticipation devraient permettre de prévenir ou soulager ces détresses. Cela suppose de recourir en temps opportun aux soins palliatifs et d’anticiper les situations prévisibles, en tâchant d’identifier les préférences du malade.

La sédation pharmacologique devient une pratique fréquente en phase terminale, justifiant un questionnement éthique sur son bien-fondé et sa finalité. La sédation profonde continue maintenue jusqu’à la mort peut être considérée comme une forme d’euthanasie psychique et sociale éthiquement discutable, et ne devrait être envisagée que dans les cas de détresse réfractaire à toute intervention. On doit lui préférer les sédations contrôlées, réversibles, toujours avec l’accord du malade ou de sa personne de confiance. La détresse existentielle ne saurait justifier à elle seule une sédation profonde continue.

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P. 486-492 - mai 2011 Retour au numéro
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