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Prise en charge des tumeurs annexielles : place et risques de la coelioscopie - 01/01/01

M.  Canis * ,  K.  Jardon,  C.  Boulleret,  R.  Botchorishvilli,  H.  Manhes,  A.  Wattiez,  G.  Mage,  J.-L.  Pouly,  M.A.  Bruhat*Correspondance et tirés à part

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Résumé

La chirurgie coelioscopique est devenue la méthode de référence pour le traitement des tumeurs annexielles bénignes, mais la laparotomie reste la méthode de référence pour le traitement des tumeurs malignes. Le traitement coelioscopique des tumeurs annexielles reste controversé en raison des risques potentiels de dissémination de cellules malignes. Les données expérimentales montrent qu'il existe des avantages potentiels et des inconvénients liés à l'utilisation de la coelioscopie dans le traitement des cancers gynécologiques. Le risque paraît réel, si une contamination péritonéale par un grand nombre de cellules malignes a lieu pendant un pneumopéritoine au CO2. C'est pourquoi, les tumeurs annexielles avec végétations externes et les ganglions massivement envahis peuvent être considérés comme des contre-indications à la coelioscopie au CO2. Le diagnostic chirurgical est la clé d'un traitement approprié des tumeurs annexielles. Dans notre expérience, le diagnostic coelioscopique d'une tumeur maligne est fiable après une évaluation préopératoire méticuleuse. De plus, les enquêtes nationales ont montré que de nombreuses tumeurs malignes « méconnues » lors de la coelioscopie avaient été considérées comme bénignes malgré la présence de signes évidents de malignité. En respectant certaines règles, le diagnostic coelioscopique peut aussi être proposé pour les tumeurs complexes à l'échographie évitant ainsi de nombreuses laparotomies inutiles pour des tumeurs bénignes mais suspectes lors de l'échographie. Les limites plus controversées du traitement coelioscopique sont discutées. Si la laparotomie était utilisée pour toutes les tumeurs suspectes lors de la chirurgie, 80 % des patientes seraient traités par coelioscopie. Des études complémentaires sont nécessaires pour mieux situer le rôle de la coelioscopie dans la restadification et dans les second look pour cancer de l'ovaire.

Mots clés  : chirurgie ; coelioscopie ; dissémination néoplasique ; examen extemporané ; néoplasmes ovariens ; ovaire.

Abstract

The laparoscopic management of adnexal tumeurs remains controversial because of the potentials risks of cancer dissemination suggested by many case reports and national surveys. From experimental data, the laparoscopic treatment of gynecologic cancer has potential advantages and disadvantages. The risk of dissemination appears high when a large number of malignant cells are present so that adnexal tumors with external vegetations, and bulky lymph nodes may be considered as contra-indications to CO2 laparoscopy. Laparoscopic surgery has become the gold standard in the treatment of benign adnexal tumeurs, whereas laparotomy remains the standard for the treatment of malignant tumors. The surgical diagnosis is the key to adequate management of adnexal tumeurs. In our experience, after a careful preoperative evaluation, the laparoscopic diagnosis of malignancy is reliable. Moreover in national surveys, many malignant tumeurs were considered as benign despite suspicious laparoscopic findings. Using strict guidelines, laparoscopic diagnosis can be proposed for both non suspicious and complex tumeurs, thus avoiding many unnecessary laparotomies for benign tumeurs suspicious at ultrasound. The more controversial limits of laparoscopic treatment are discussed. If a laparotomy was performed for all tumeurs suspicious at surgery, 80 % of the cases would be treated by laparoscopy. The role of laparoscopy for restaging and second look operations for ovarian cancer requires further evaluation.

Mots clés  : frozen sections ; laparoscopy ; neoplasm seeding ; ovary ; ovarian neoplasms ; surgery.

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Vol 29 - N° 4

P. 278-287 - avril 2001 Retour au numéro
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