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Quels incidentalomes surrénaliens faut-il opérer ? - 01/01/01

Y.  Chapuis 1 * ,  B.  Dousset 1 ,  P.  Bonnichon 1 ,  P.P.  Massault 1 ,  C.  Hoeffel 2 ,  A.  Louvel 3 *Correspondance et tirés à part : 47, avenue du Maréchal-Lyautey, 75016 Paris, France

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Résumé

But de l'étude : Le but de ce travail rétrospectif était de reconnaître la proportion de tumeurs surrénaliennnes qui, initialement appelées incidentalomes, s'avéraient soit sécrétantes, soit symptomatiques et de vérifier parmi les tumeurs de nature indéterminée si les critères de malignité proposés dans la littérature confirmaient leur fiabilité.

Patients et méthode : L'étude a porté sur 147 patients opérés, d'avril 1981 à décembre 2000, d'une masse de la loge surrénalienne d'un diamètre ≥ 3 cm au scanner et a confronté les renseignements cliniques, les résultats des examens biologiques, hormonaux, radiologiques et scintigraphiques (MIBG) avec les données opératoires et anatomopathologiques. Cent trois patients ont été opérés par voie traditionnelle, 44 par vidéo-endoscopie.

Résultats : Chez 41 patients (28 %), le diagnostic initial d'incidentalome a été remis en cause (groupe 1). Chez 106 patients (72 %), aucun diagnostic précis ne pouvait être établi (groupe 2). L'examen anatomopathologique a trouvé dix lésions malignes, deux phéochromocytomes et 94 lésions bénignes. L'âge du patient, la taille de la tumeur, l'augmentation de son volume, son aspect radiologique étaient des critères insuffisants pour différencier les lésions bénignes des lésions malignes.

Conclusion : Les études sur les incidentalomes ne devraient concerner que les tumeurs de nature indéterminée. L'imagerie de même que les autres critères de malignité, ne permettent pas de distinguer régulièrement les tumeurs bénignes des tumeurs malignes. Le risque même faible de cancer ou de phéochromocytome incite à recommander l'exérèse des tumeurs ≥ 3 cm de diamètre radiologique. En l'absence de contre-indication opératoire, la voie vidéo-endoscopique est souhaitable si elle est maîtrisée.

Mots clés  : incidentalome surrénalien ; surrénale ; vidéoendoscopie.

Abstract

Aim of the study: The goal of this retrospective study was to recognize the incidence of adrenal tumors called incidentalomas, that are in fact symptomatic or hormone secreting tumors, to assess if the diagnostic criteria proposed in the literature are reliable for adrenal tumors found incidentally.

Patients and method: The records concerned 147 patients operated between April 1981 and December 2000 for an adrenal mass measuring 3 cm in diameter and larger on CT scan. Clinical and laboratory findings as well as hormone levels and imaging examinations (CT Scan, IRM, scintigraphy) were correlated with operative findings and results of histologic examinations. One hundred and three patients were operated by a traditional approach and forty four by videoendoscopic techniques.

Results: In 41 patients (28%), the tumors had to be classified as false incidentalomas (group 1) postoperatively. In 106 patients (72%), the nature of tumor was non definite. In this group 2, there were ten malignant tumors, two pheochromocytomas and 94 benign lesions. Age of patient, size of tumor, increase in size over time and radiological appearance represent criteria that are not reliable to separate malignant from benign tumors.

Conclusions: Tumors of indeterminated and non specific nature only should be classified as incidentalomas. Imaging techniques as well as other criteria of malignancy cannot be relied upon to separate benign from malignant tumors. The risk even small of cancer or pheochromocytoma leads us to recommend excision of tumors ≥ 3 cm in radiological diameter. The videoendoscopic approach is a good alternative to open operation in centers with this special expertise.

Mots clés  : adrenal ; incidentaloma ; videoendoscopy.

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Vol 126 - N° 10

P. 985-991 - décembre 2001 Retour au numéro
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