Médecine

Paramédical

Autres domaines


S'abonner

La notion d'incroyance en psychanalyse : origine, réhabilitation et perspective - 01/01/06

Doi : 10.1016/j.evopsy.2004.12.007 
Nicolas Guérin a, b,
a Laboratoire de psychopathologie clinique et psychanalyse de l'Université d'Aix-Marseille-I, France 
b Université de Nice-Sophia-Antipolis, 8, rue Raphaël, 06400 Cannes, France 

*Auteur correspondant. M. Nicolas Guérin.

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement ou un achat à l’unité.

pages 13
Iconographies 0
Vidéos 0
Autres 0

Résumé

Pour des raisons qui restent à définir, la communauté psychanalytique s'est peu intéressée à la notion d'incroyance. Pourtant, ce manque d'intérêt demeure sans commune mesure avec la richesse heuristique que recèle cette notion. Son destin n'est pourtant pas univoque. En effet, si Freud considère d'abord l'incroyance en 1896 comme le processus de défense électif de la psychose paranoïaque, Lacan la réhabilite à l'aide d'une conceptualisation structurale et en étend le champ d'application à une réflexion épistémologique selon laquelle l'incroyance se situe au fondement du discours de la science. Ce parcours de Freud à Lacan permet de retourner aux origines freudiennes de la conception de la psychose et d'apprécier les ressorts théoriques et cliniques de l'approche lacanienne de l'holophrase signifiante. Il offre également une réflexion sur l'analogie entre la psychose et la science ; l'incroyance étant ici localisée au carrefour d'un traitement forclusif et d'une exclusion méthodique de la vérité. Enfin, le dégagement d'un usage inédit que Freud réserve à cette notion plus tardivement dans son oeuvre, rappelle en quoi une autre analogie est possible entre l'incroyance et le discours analytique lui-même. Cette dernière occurrence du terme donne alors à l'incroyance une autre vigueur et une orientation neuve.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Abstract

For reasons yet to be defined, the psycho-analytical community has shown little interest in the notion of disbelief. Nevertheless, this lack of interest cannot be compared to the heuristic wealth that this notion conceals. Its fate isn't conclusive. Indeed, if Freud first considered disbelief as an elective defence mechanism of paranoiac psychosis in 1896, Lacan rehabilitated it thanks to a structural conceptualisation and extended the scope of application to an epistemological reflection in which disbelief is at the basis of the discourse of science. This evolution from Freud to Lacan enables one to go back to the Freudian origins of the psychosis concept and to assess theoretical and clinical competences of the Lacanian approach of the signifying holophrase. It also enables us to reflect upon the analogy between psychosis and science ; here, disbelief is located at the crossing between a foreclosed treatment and a methodical debarment of the truth. Finally, the emergence of an original use that Freud reserved to this notion later on in his work, could make us think of another possible analogy between disbelief and the analytical discourse itself. This last occurrence of that term gives, then, another strength and a new direction to the notion of disbelief.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Incroyance, Psychanalyse, Science, Paranoïa, Discours

Keywords : Disbelief, Psychoanalysis, Science, Paranoia, Discourse


Plan


 Toute référence à cet article doit porter mention : Guérin N. La notion d'incroyance en psychanalyse : origine, réhabilitation et perspective. Evol psychiatr 2006 ;71.


© 2006  Elsevier SAS. Tous droits réservés.
Ajouter à ma bibliothèque Retirer de ma bibliothèque Imprimer
Export

    Export citations

  • Fichier

  • Contenu

Vol 71 - N° 3

P. 545-557 - juillet-septembre 2006 Retour au numéro
Article précédent Article précédent
  • La rédaction d'un certificat médical pour un demandeur d'asile : enjeux thérapeutique et social
  • Claire Mestre
| Article suivant Article suivant
  • Déjouer le jeu. Réappropriation et détournement de l'univers de jeux vidéo dans la création contemporaine
  • Margherita Balzerani

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement ou un achat à l’unité.

L'accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement ou un achat à l'unité.

Déjà abonné à cette revue ?

;

Mon compte


Plateformes Elsevier Masson

Déclaration CNIL

EM-CONSULTE.COM est déclaré à la CNIL, déclaration n° 1286925.

En application de la loi nº78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, vous disposez des droits d'opposition (art.26 de la loi), d'accès (art.34 à 38 de la loi), et de rectification (art.36 de la loi) des données vous concernant. Ainsi, vous pouvez exiger que soient rectifiées, complétées, clarifiées, mises à jour ou effacées les informations vous concernant qui sont inexactes, incomplètes, équivoques, périmées ou dont la collecte ou l'utilisation ou la conservation est interdite.
Les informations personnelles concernant les visiteurs de notre site, y compris leur identité, sont confidentielles.
Le responsable du site s'engage sur l'honneur à respecter les conditions légales de confidentialité applicables en France et à ne pas divulguer ces informations à des tiers.