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Existe-t-il encore une place pour la dopamine en réanimation pédiatrique ? - 27/06/07

Doi : 10.1016/j.annfar.2007.03.018 
F. Leclerc , A. Sadik
Service de réanimation pédiatrique, hôpital Jeanne-de-Flandre, faculté de médecine, université de Lille-II, avenue E.-Avinée, 59037 Lille cedex, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

La dopamine est essentiellement utilisée au cours du choc cardiogénique et du choc septique mais sa place en réanimation est souvent remise en question. La dopamine, dont la pharmacocinétique est très variable d'un enfant à l'autre, est avant tout prescrite pour son effet inotrope, accompagné d'une augmentation du débit cardiaque et à un moindre degré de la pression artérielle. Elle n'a pas d'effet bénéfique à faible dose chez les patients ayant, ou à risque d'avoir une insuffisance rénale aiguë (nécessité d'épuration et mortalité). La dopamine a de nombreux effets potentiellement délétères, sur les circulations locales (pulmonaire, cérébrale, coronaire et cutanée), sur la fonction respiratoire, sur la motricité gastro-intestinale, sur les fonctions endocriniennes (aggravation de la dépression de l'axe hypothalamohypophysaire liée au stress), sur l'immunité (perturbations en partie liées à la baisse du taux de prolactine). Enfin, chez les adultes en choc l'administration de dopamine pourrait être associée à une augmentation de mortalité. La dopamine est toujours la catécholamine la plus utilisée, tant chez l'adulte que chez l'enfant; elle est encore l'un des médicaments de première intention des recommandations les plus récentes concernant le choc septique (la noradrénaline tend à la supplanter), le choc cardiogénique (la dobutamine reste la catécholamine de première intention), le traumatisme crânien sévère de l'enfant, et la mort cérébrale en vue du don d'organe. En conclusion, si la dopamine est moins utilisée aujourd'hui, il n'existe, cependant, aucune preuve que ses effets délétères soient responsables d'un excès de mortalité. La dopamine fait, ainsi, encore partie (mais pour combien de temps?) de l'arsenal des médicaments actifs sur le système cardiovasculaire.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Abstract

Dopamine is mostly used in patients with cardiogenic or septic shock, but its place in critical care medicine is often questioned. Dopamine, of which pharmacology in children is variable, is prescribed for its inotropic effect, associated with an increase in cardiac output and at a lesser degree blood pressure. Beneficial effects (need for renal replacement therapy and mortality) of low dose in patients at risk of, or with acute renal failure are not demonstrated. Dopamine has numerous potential deleterious effects on local circulations (pulmonary, cerebral, coronary and cutaneous), respiratory function, gastroduodenal motility, endocrine function (further depression of the hypothalamic-pituitary axis induced by stress) and immunity (partially due to decreased production of prolactin). Finally, in shocked adults dopamine infusion might be associated with an increase in mortality rate. Dopamine remains the most prescribed catecholamine, either in adults or children. It still is one of the first line drug included in the recent recommendations for the treatment of septic shock (norepinephrine tends to replace it), cardiogenic shock (dobutamine is the first drug), severe head trauma, and organ donor in cerebral death. In conclusion, if dopamine is today less used, there is no proof that its deleterious effects are associated with an excess of mortality. Thus, dopamine still is part of the stock of drugs that act on the cardiocirculatory system (but for how long?).

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Mots clés : Dopamine, Choc, Enfant

Keywords : Dopamine, Shock, Child


Plan


 Travail présenté lors du Congrès annuel de l'Association des anesthésistes-réanimateurs pédiatriques d'expression française (Adarpef), Annecy 23-24 mars 2007.


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Vol 26 - N° 6

P. 576-580 - juin 2007 Retour au numéro

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