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Infection par le virus de l’immunodéficience humaine et diabète : vécu et qualité de vie des patients confrontés à deux maladies chroniques - 26/09/11

HIV infection and diabetes: Experience and quality of life in patients with two chronic diseases

Doi : 10.1016/j.lpm.2011.05.019 
Caroline Henry 1, , Patricia Pavese 1, Myriam Blanc 1, José Labarère 2, Pascale Leclercq 1, Jean-Paul Brion 1
1 Clinique médicale maladies infectieuses et tropicales, centre hospitalier universitaire Grenoble, 38000 Grenoble, France 
2 TIMC, UMR 5525 CNRS UJF-Grenoble 1, centre hospitalier universitaire, unité d’évaluation médicale, 38000 Grenoble, France 

Caroline Henry, centre hospitalier universitaire, BP 217, unité médicale maladies infectieuses et tropicales, 38043 Grenoble cedex 9, France.

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Summary

Objectives

Diabetes mellitus is frequently associated with HIV infection but there’s only limited evidence regarding the control and impact of this co-morbidity. This study aimed to estimate the prevalence of diabetes, compliance with treatment, perception and quality of life of HIV patients with diabetes.

Methods

We conducted a cross-sectional study among patients treated for diabetes and registered in the DMI2 databasis in a French university hospital in January 2010. Clinical assessment and follow-up data were collected using chart review and self-administered questionnaires. Quality of life (MOS SF-12) and compliance with treatment (simplified medication adherence questionnaire) were assessed using validated scales.

Results

The prevalence of treated diabetes mellitus was 3.9% (29/748, 95% confidence interval, 2.6% to 5.5%). Among these 29 HIV diabetic patients, 93% had a virologic control of HIV infection while only 22% had well-controlled diabetes. Ninety-six percent of patients were scared to die from HIV-which was rated as the main pathology–compared with 71% of patients for diabetes. The mean score for physical quality of life was 43.1 (13.2), which was lower than estimates for overall population. Non-compliance with treatment was reported for 35% of patients.

Discussion

Although anti-retroviral treatments turned HIV infection into a chronic disease, patient perception was not altered. This study shows a better control of HIV infection than diabetes. We have to find out ways (e.g. patient education programs, annual multidisciplinary consultation…) to give the patient a global feel for his health thereby improving prognosis and quality of life.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Résumé

Objectifs

Bien que le diabète soit fréquent chez les patients infectés par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), peu de données existent sur le contrôle et le retentissement de cette comorbidité. L’objectif de cette étude était d’estimer la prévalence du diabète et d’évaluer l’observance thérapeutique, la perception et la qualité de vie associée à cette comorbidité chez les patients infectés par le VIH.

Population et méthode

Nous avons réalisé une étude transversale dans un centre hospitalier universitaire français en janvier 2010. Les patients séropositifs pour le VIH et traités pour un diabète ont été identifiés grâce à la base de données informatisée DMI2. Les caractéristiques cliniques et le suivi ont été recueillis sur dossier et par interrogatoire. La qualité de vie (MOS SF-12) et l’observance thérapeutique (Simplified Medication Adherence Questionnaire) ont été évaluées à l’aide d’échelles standardisées auto-administrées.

Résultats

La prévalence du diabète traité était de 3,9 % (29/748, intervalle de confiance à 95 %, 2,6 % à 5,5 %). Chez ces 29 patients diabétiques séropositifs pour le VIH, le contrôle virologique du VIH était obtenu pour 93 % d’entre eux alors que seuls 22 % avaient un diabète équilibré. L’infection par le VIH et le diabète étaient perçus comme des maladies potentiellement létales par 96 % versus 71 % des patients, respectivement. Le score moyen de qualité de vie physique était de 43,1 (13,2), se situant en deçà des estimations en population générale. Le défaut d’observance concernait 35 % des patients.

Conclusion

Bien que les traitements antirétroviraux aient transformé le pronostic de l’infection VIH, la perception que les patients attribuent à leur maladie persiste. L’étude fait apparaître un meilleur contrôle de l’infection par le VIH que du diabète. Redonner au patient une appréhension globale de son état de santé (éducation thérapeutique, consultation multidisciplinaire annuelle…) devrait permettre d’améliorer pronostic et qualité de vie.

Ce qui était connu

L’infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) et les traitements antirétroviraux sont pourvoyeurs d’insulinorésistance et de diabète.
La moitié des décès des patients séropositifs pour le VIH sont dus à une cause non classant SIDA.
L’éducation thérapeutique des patients atteints de maladie chronique est une priorité nationale de santé publique.

Ce qu’apporte l’article

Quatre-vingt-treize pour cent des patients infectés par le VIH et atteints de diabète ont un virus contrôlé alors que l’équilibre du diabète est obtenu pour 22 % d’entre-eux.
Le VIH est perçu comme la maladie principale et la plus menaçante pour plus de la moitié des patients.
Les difficultés d’observance constatées pour les patients atteints de polypathologie sont identiques à celles observées pour les autres maladies.
La qualité de vie physique est plus altérée que la qualité de vie mentale.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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