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Existe-t-il des critères prédictifs de la réalisation d'un geste radical au décours d'une hospitalisation pour lombosciatique ? - 01/01/01

Isabelle  Valls 1 ,  Alain  Saraux 1 ,  Philippe  Goupille 2 ,  Abdeldjallil  Khoreichi 1 ,  Dominique  Baron 1 ,  Paul  Le Goff 1 Correspondance et tirés à part

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Résumé

Objectif. Déterminer les facteurs prédictifs du traitement radical (nucléolyse ou chirurgie) au décours d'une hospitalisation pour traitement médical de lombosciatique (LS). Patients et méthodes. Un traitement conservateur a été proposé à 134 patients hospitalisés consécutivement pour une LS ; leurs caractéristiques ont été notées sur un modèle d'observation standardisé. Le devenir en terme de traitement radical a été obtenu 11 à 24 mois après l'hospitalisation. Résultats. Un geste radical a été nécessaire après l'hospitalisation pour 47 patients. En analyse univariée, le risque d'avoir ce traitement radical est associé à une taille plus grande, à l'utilisation d'une ceinture de contention, au nombre d'injections épidurales avant hospitalisation, au signe de Lasègue, et à un volume herniaire supérieur à 50 % du canal rachidien. Le risque semble diminué lorsque l'affection évolue depuis moins d'un mois avant admission et en cas d'absence de limitation du rachis lombaire. En analyse multivariée, la date de début supérieure à un mois, le port de lombostat avant hospitalisation, et la présence du signe de Lasègue sont associés au geste radical. Dans le groupe de patients ayant eu un scanner, seul le signe de Lasègue est prédictif cliniquement. Lorsqu'on inclut le résultat du scanner lombaire avec les données cliniques dans l'analyse, seul le volume herniaire apparaît prédictif de l'évolution. Conclusion. Soixante-cinq pour cent des patients hospitalisés pour traitement médical d'une LS n'auront pas recours à un geste radical après un recul moyen de 18 mois. Certains facteurs sont prédictifs du devenir.

Mots clés  : évolution ; hernie discale ; sciatique.

Abstract

Objective. To determine predictive factors for radical treatment (nucleolysis or surgery) after inhospital conservative management of low back pain with sciatica (LBPS). Patients and methods. A standardized form was used to collect data on 134 patients admitted for conservative treatment of LBPS. Subsequent radical procedures were recorded 11 to 24 months after discharge. Results. Forty-seven patients required radical treatment after discharge. Significant risk factors for radical treatment in the univariate analysis were taller stature, use of a lumbar support, more preadmission epidural injections, a positive straight leg-raising test, and a disk herniation diameter of at least 50% the spinal canal diameter. Protective factors were onset within the month preceding admission and normal range of motion of the lumbar spine. In the multivariate analysis, symptom duration longer than one month, use of a lumbar support prior to admission, and a positive straight leg-raising test were associated with radical treatment. A positive straight leg-raising test was the only significant clinical risk factor in the subset of patients investigated by computed tomography (CT). When CT findings were added to the model, only size of the herniation was significant Conclusion. Sixty-five per cent of patients admitted for conservative treatment of LBPS do not receive radical treatment during a mean follow-up of 18 months. Several factors are associated with the likelihood of radical treatment.

Mots clés  : disk herniation ; outcomes ; sciatica.

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Vol 68 - N° 1

P. 57-66 - janvier 2001 Retour au numéro
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