Médecine

Paramédical

Autres domaines


S'abonner

Vaccination des nourrissons contre l’hépatite B : connaissances, opinions et pratiques des médecins généralistes de l’Est parisien en 2009 - 08/02/12

Doi : 10.1016/j.arcped.2011.11.010 
H. Partouche a, , M. Scius a, C. Elie b, L. Rigal a
a Département de médecine générale, faculté de médecine, université Paris-Descartes, Sorbonne Paris-Cité, 24, rue du Faubourg-Saint-Jacques, 75014 Paris, France 
b Service de biostatistique, hôpital Necker-Enfants-Malades, université Paris-Descartes, Sorbonne Paris-Cité, 149, rue de Sèvre, 75015 Paris, France 

Auteur correspondant.

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement ou un achat à l’unité.

pages 7
Iconographies 0
Vidéos 0
Autres 0

Résumé

La vaccination contre l’hépatite B (VHB) des nourrissons est recommandée depuis 1994. Toutefois, l’objectif de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) d’éradiquer cette maladie en Europe est compromis en raison d’une couverture vaccinale inférieure à 50 % en France. Nous avons réalisé une enquête téléphonique auprès de 300 médecins généralistes (MG) tirés au sort dans 3 départements d’Île-de-France au cours du premier trimestre 2009 afin de connaître leur opinion et pratique déclarées ainsi que l’impact du remboursement du vaccin hexavalent. Deux cents neuf médecins ont accepté de répondre. Parmi les MG prenant en charge des nourrissons (n=180), 74,4 % ont déclaré proposer la VHB en routine. Les médecins n’ayant pas un mode d’exercice particulier (MEP), connaissant le remboursement de l’hexavalent et les recommandations et exerçant en banlieue plutôt qu’à Paris proposaient plus fréquemment de vacciner les nourrissons. Parmi les médecins prenant en charge des nourrissons, 40,5 % ont déclaré avoir modifié leur pratique depuis le remboursement du vaccin hexavalent. Plus d’un quart des MG (26,2 %) était défavorable à la VHB des nourrissons. Les médecins réfractaires étaient plus âgés, exerçaient davantage de MEP et connaissaient moins les recommandations. Une réticence des parents avec une peur des effets indésirables a été citée par 79 % des MG interrogés. Parmi eux, 17,7 % n’insistaient pas ou reportaient la discussion. En conclusion, en 2009, il persistait une proportion encore élevée (un quart) de MG réfractaires à la VHB chez le nourrisson mais la mise à disposition du vaccin hexavalent semble avoir eu un impact significatif sur les pratiques.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Summary

Vaccination against hepatitis B in infants has been recommended since 1994. However, the WHO target of eradicating the disease in Europe is compromised due to less than 50% coverage in France. A telephone survey conducted in the first quarter of 2009 on 300 general practitioners (GPs) randomly selected in 3 departments in eastern Île-de-France was used to study the knowledge, reported practices, and opinions on the vaccine in infants and the impact of the hexavalent vaccine’s reimbursement. Two hundred and nine GPs agreed to answer. Among those taking care of infants (180), 74.4% reported offering them the vaccine. The GPs who did not practice complementary and alternative medicine (CAM), who knew of the reimbursement of the hexavalent and the recommendations, and who practiced in the suburbs rather than in Paris offered to vaccinate infants more frequently. Among GPs taking care of infants, 40.5% reported they had changed their practice since the reimbursement of the hexavalent vaccine. More than a quarter of GPs (26.2%) were opposed to the vaccination against hepatitis B in infants. They were older, practiced CAM more frequently, and were less familiar with the recommendations. Among the respondents, 79% had encountered the fear of side effects from the parents and among them 17.7% did not insist or postponed the discussion. In conclusion, in 2009, over a quarter of GPs were refractory to the vaccination proposal in infants but the hexavalent vaccine seems to have a significant impact on practices.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Plan


© 2011  Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.
Ajouter à ma bibliothèque Retirer de ma bibliothèque Imprimer
Export

    Export citations

  • Fichier

  • Contenu

Vol 19 - N° 2

P. 111-117 - février 2012 Retour au numéro
Article précédent Article précédent
  • Une ère nouvelle pour le dépistage néonatal en France ?
  • M. Roussey
| Article suivant Article suivant
  • Impact des jus de fruits et des boissons fruitées sur la santé de l’enfant et de l’adolescent : le point de vue du chirurgien dentiste
  • C. Catteau, T. Trentesaux, C. Delfosse, M.-M. Rousset

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement ou un achat à l’unité.

L'accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement ou un achat à l'unité.

Déjà abonné à cette revue ?

;

Mon compte


Plateformes Elsevier Masson

Déclaration CNIL

EM-CONSULTE.COM est déclaré à la CNIL, déclaration n° 1286925.

En application de la loi nº78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, vous disposez des droits d'opposition (art.26 de la loi), d'accès (art.34 à 38 de la loi), et de rectification (art.36 de la loi) des données vous concernant. Ainsi, vous pouvez exiger que soient rectifiées, complétées, clarifiées, mises à jour ou effacées les informations vous concernant qui sont inexactes, incomplètes, équivoques, périmées ou dont la collecte ou l'utilisation ou la conservation est interdite.
Les informations personnelles concernant les visiteurs de notre site, y compris leur identité, sont confidentielles.
Le responsable du site s'engage sur l'honneur à respecter les conditions légales de confidentialité applicables en France et à ne pas divulguer ces informations à des tiers.