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Qu’en est-il des décès en garde à vue à Abidjan ? Étude rétrospective sur 8 ans (2001–2008) - 11/03/12

Doi : 10.1016/j.medleg.2011.11.004 
H. Yapo Etté , M. Djodjo , K. Botti , K.M.E.V. Ebouat
Unité de formation et de recherches des sciences médicales, département de médecine du travail, médecine légale et toxicologie, université de Cocody, Abidjan, Côte d’Ivoire 

Auteur correspondant. 22 BP, 1066 Abidjan 22, Côte d’Ivoire.

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Résumé

But de l’étude

Cette étude vise à déterminer les circonstances et les causes des décès en garde à vue à Abidjan afin d’en situer les responsabilités par l’apport de la médecine légale.

Méthodologie

Il s’agit d’une étude rétrospective sur les décès en garde à vue enregistrés par l’activité médicolégale du centre hospitalier universitaire de Treichville (Abidjan–Côte d’Ivoire) sur une période de huitans (janvier 2001 à décembre 2008).

Résultats

Trente-trois hommes décédés en garde à vue sur cette période : 66,7 % à la police criminelle, 21,2 % à la police urbaine et 12,1 % à la gendarmerie. Âge moyen : 33ans. Des violences étaient impliquées dans 24 cas : 19 pendant la garde à vue dont trois cas de suicide par pendaison et cinq avant la garde à vue (deux par plaies par arme à feu et 3 par lynchage). Neuf décès (27,2 %) en dehors de violences. Tous les corps avaient été examinés au plan externe et une autopsie médicolégale avait été pratiquée dans 16 cas (soit 48,4 %).

Conclusion

En Côte d’Ivoire, les décès en garde à vue sont la conséquence pour la plupart, de violences perpétrées pendant la garde à vue. La demande d’une autopsie judiciaire n’est pas systématique. Cette première étude sur la question doit permettre à la médecine légale de s’inscrire comme concept novateur dans la politique nationale de la santé en milieu carcéral pour un État qui se veut de droit.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Summary

Purpose of the study

This study aims at determining circumstances and causes of the deaths in police custody in Abidjan to place the responsibilities by the contribution of the forensic medicine.

Methodology

It is about a retrospective study on the deaths in police custody recorded by the forensic activity of the University hospital of Treichville (Abidjan–Côte d’Ivoire) over a period of 8 years (from January 2001 to December 2008).

Results

Thirty-three dead men in police custody over this period: 66.7% to the criminal police, 21.2% to the urban police and 12.1% in the gendarmerie. Average age of theses dead men was 33 years. Violence was implied in 24 cases: 19 during the police custody among which three cases of suicide by hanging and five before the police custody (two by wounds by firearm and three by lynching). Nine deaths (27.2%) except violence. All the bodies had been examined in the external plan and a forensic autopsy had been practiced in 16 cases (that is 48.4%).

Conclusion

In Côte d’Ivoire, the deaths in police custody are the consequence for the greater part, of violence committed during the police custody. The request of a medico-legal autopsy is not systematic. This first study on the question has to allow the forensic medicine to join as innovative concept the national politics of the health in prison for a State, which wants of right.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Médecine légale, Décès en garde à vue, Abidjan (Côte d’Ivoire)

Keywords : Forensic medicine, Deaths in police custody, Abidjan (Côte d’Ivoire)


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Vol 3 - N° 1

P. 27-33 - mars 2012 Retour au numéro
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