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Syndrome métabolique chez les patients atteints de schizophrénie indépendamment de la prise d’antipsychotiques atypiques - 02/05/12

Metabolic syndrome in patients with schizophrenia independently from atypical antipsychotics intake

Doi : 10.1016/j.lpm.2011.10.013 
Rami Bou Khalil 1, , 2
1 Hôpital psychiatrique de la Croix, Jalledib, Liban (BP 60096) 
2 Université Saint-Joseph, 1107-2180 Beyrouth, Liban 

Rami Bou Khalil, Hôpital psychiatrique de la Croix, Jalledib, Beyrouth, Liban (BP 60096).

Summary

Background

The association between schizophrenia and the metabolic syndrome is frequent and well studied in the literature. The risk of induction of this syndrome by atypical antipsychotic drugs in patients with schizophrenia is well known. The aim of this study is to evaluate the association between schizophrenia and the metabolic syndrome independently from the risk of induction of this syndrome by atypical antipsychotic drugs.

Methods

A search was done via MedLine for articles written in English or in French, published between 1988 (date of establishment of the first definition of the metabolic syndrome) and December 2010, using the following terms: “metabolic syndrome”, “dyslipidemia”, “glucose intolerance” or “diabetes” in association with “schizophrenia” or “psychosis”.

Results

Evidence on the existence of a relationship between severe mental disorders such as schizophrenia and the metabolic syndrome exist before the introduction of the first antipsychotic drug in 1952. Other than atypical antipsychotic drugs, psychotropic drugs such as antidepressants and mood stabilizers, which can be frequently given to patients with schizophrenia, are also incriminated in the induction of some of the components of the metabolic syndrome. Patients suffering from schizophrenia present a tendency toward having an abdominal obesity, an excess of circulating cortisol as a consequence of this central obesity and a hepatic insulin resistance. Their reaction to continuous stress hyper activates the hypothalamo-pituitary-adrenal axis. Some genetic features are common to both schizophrenia and metabolic syndrome. Finally, the lifestyle of patients with schizophrenia is full of risk factors that can aggravate the metabolic syndrome such as sedentarism, smoking habits, low socio-economic status, low adherence to medical care etc.

Conclusion

The relationship between schizophrenia and the metabolic syndrome seems to contain, in the current medical literature, more than the simple fact related to the intake of atypical antipsychotic drugs.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Résumé

Contexte

L’association entre schizophrénie et syndrome métabolique est fréquente et bien étudiée dans la littérature. Le risque d’induction de syndrome métabolique par les antipsychotiques chez les sujets atteints de schizophrénie est connu.

Objectif

Le but de cette revue de la littérature est d’évaluer l’association entre schizophrénie et syndrome métabolique indépendamment du risque que pose les antipsychotiques atypiques de développer ce syndrome chez les sujets qui en reçoivent.

Sources documentaires

Une recherche des articles publiés, en langue française ou anglaise, entre 1988 (date de l’établissement de la première définition du syndrome métabolique) et décembre 2010, a été faite sur MedLine en utilisant les termes suivants : « syndrome métabolique », « dyslipidémie », « intolérance au glucose » ou « diabète » en association avec « schizophrénie » ou « psychose ».

Résultats

La preuve de l’existence d’une relation étroite entre les maladies mentales sévères telles que la schizophrénie, d’une part, et le syndrome métabolique, d’autre part, trouve ses origines bien avant l’introduction, en 1952, du premier antipsychotique. Outre les antipsychotiques atypiques, les antidépresseurs et les stabilisateurs de l’humeur peuvent induire des composantes du syndrome métabolique chez les sujets atteints de schizophrénie. Ces derniers ont, selon plusieurs études, une tendance à développer une obésité abdominale, à avoir un excès de cortisol circulant à cause de l’excès de leur masse adipeuse abdominale et à manifester une résistance hépatique à l’insuline. Leur réaction au stress continu pourrait induire une hyperactivation de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrenalien. En plus, une prédisposition génétique commune pourrait expliquer la grande comorbidité entre la schizophrénie et le syndrome métabolique. Au niveau de leur mode de vie, plusieurs facteurs de risque d’aggravation du syndrome métabolique découlent de la schizophrénie tels que le sédentarisme, le tabagisme, le bas niveau socio-economique, l’absence d’adhérence aux traitements etc.

Conclusion

Dans la littérature médicale contemporaine, plusieurs arguments orientent vers le fait que la schizophrénie et le syndrome métabolique sont à l’intersection de plusieurs facteurs qui dépassent la simple administration d’antipsychotiques atypiques.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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Vol 41 - N° 5

P. e238-e243 - mai 2012 Retour au numéro
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