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Intérêt d'une évaluation périodique des pratiques de prise en charge de la douleur postopératoire - 01/01/00

M.  Galinski 1 ,  D.  Fletcher 2 ,  V.  Gaudé 1 ,  F.  Guirimand 1 ,  M.  Chauvin 1 Correspondance et tirés à part

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Résumé

Objectifs : Impact d'une évaluation périodique des pratiques de prise en charge de la douleur postopératoire (DPO) dans le cadre d'un programme d'assurance qualité.

Patients : Tous les patients d'un centre hospitalo-universitaire à j+1 d'un acte chirurgical pendant une semaine.

Méthodes : Deux audits à six mois d'intervalle avec interrogatoire des patients sur l'information reçue et la DPO ressentie. Étude des dossiers concernant les prescriptions, leur réalisation et l'évaluation, et comparaison aux recommandations. Entre les deux audits, présentation des résultats aux anesthésistes, proposition de protocoles thérapeutiques et installation de protocoles de surveillance pour le personnel soignant.

Résultats : Quatre-vingt-quatorze patients ont été vus lors de chaque audit. Les chirurgies concernées étaient l'orthopédie, les chirurgies viscérale et vasculaire, l'urologie et ophtalmologie. Un patient sur deux n'a pas reçu d'information préopératoire. Lors de la mobilisation, 43 % des patients avaient une EVA 30/100, sans différence entre les deux audits. La satisfaction estimée comme faible ou moyenne passe de 22 % des patients (premier audit) à 10 % (second audit) (p < 0,05). On note une augmentation entre les deux audits de la prescription d'AINS, de néfopam et des associations de trois ou quatre antalgiques et une diminution des monothérapies (p < 0,05). La conformité des prescriptions passe de 55 % (premier audit) à 62 % (second audit) (NS). Les prescriptions ne sont pas mieux respectées après le second audit (61 versus 72 % lors du premier audit ; NS). La consignation par écrit de l'intensité douloureuse s'améliore passant de 64 à 82 % (p < 0,05).

Conclusion : L'installation d'un programme d'assurance qualité concernant la DPO amène des changements perceptibles des prescriptions des anesthésistes, de la surveillance de la DPO par le personnel soignant et une augmentation de la satisfaction des patients. En revanche, le retentissement sur l'intensité de la DPO n'est pas significatif.

Mots clés  : assurance qualité ; évaluation ; recommandations.

Abstract

Objective: Periodical assessment of practices as part of a quality assurance program: impact on postoperative pain.

Patients: All patients evaluated from the first postoperative day during a week.

Methods: Two surveys performed at a six month interval after establishment of some corrective measures. Different items were evaluated: pre-anaesthesia information for patients, pain severity and satisfaction with pain treatment. Medical data were consulted concerning postoperative analgesic prescriptions, their realization, pain assessment by nurses. Between the two surveys, first survey results were presented to anaesthesiologists. Then guidelines for prescriptions were suggested and new monitoring guidelines were proposed to nurses in surgical ward.

Results: 94 patients were evaluated during each survey. Patients had undergone orthopaedy, visceral, urology, ophtalmology and vascular surgery. Half of the patients did not receive information about pain before surgery. 43% of patients had a pain scores = 30/100 during movements; no differnce was found between the two evaluations. Satisfaction graded as «moderate or insuffisant» decreased from 22% (1rst survey) to 10 (2nd survey) (p < 0.05). Non steroidal anti-inflammatory drugs and nefopam prescriptions increased between the two surveys (p < 0.05). Association of three or four analgesics increased between the two surveys and monotherapies decreased (p < 0.05). Concordance of prescriptions with guidelines was 55% during first survey and 62% during the second (NS). Pain severity was not recorded for 36% of patients at first survey and in 18% at the second (p < 0.05).

Conclusion: Although anaesthesiologists and nurses changed their practice due to a quality insurance program concerning postoperative pain, its consequence on the severity of postoperative pain was not significant.

Mots clés  : assessment ; assurance ; guidelines quality.

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Vol 19 - N° 10

P. 725-733 - décembre 2000 Retour au numéro

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