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Théorie du double effet et sédation pour détresse en phase terminale : réflexion autour de la survie des patients sédatés - 18/09/12

Doi : 10.1016/j.lpm.2011.12.010 
Benoît F. Leheup 1, , Elise Piot 1, Xavier Ducrocq 2, Bernard Wary 1
1 CHR Metz-Thionville, service de soins palliatifs, 57126 Thionville cedex, France 
2 CHU de Nancy, service de neurologie et comité de réflexion éthique nancéien hospitalo-universitaire, 54000 Nancy, France 

Benoît F. Leheup, Hôpital Beauregard, groupement des hôpitaux de Thionville, BP 60327, 21, rue des Frères, 57126 Thionville cedex, France.

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Key points

The effect of sedation for intractable distress on survival in terminally ill patients is a debated question. For certain people, this would limit the physician’s intervention to the detriment of symptom alleviation for patients. The principle of double effect is traditionally used to overcome this ethical conflict.

Studies conducted between 1990 and 2009 fail to show that the death of patients undergoing sedation for intractable distress is hastened. Some authors conclude that sedation does not hasten death and claim that principle of double effect is unnecessary in this debate.

In our view, caution is required in the interpretation of studies results and absence of evidence of sedation effects on survival cannot be considered as an evidence of absence of sedation effects on survival. Furthermore, we consider obtaining a definitive answer as impossible in the future, as the required cannot be conducted for ethical reasons.

Caution, we think, is necessary, especially as sedation is sometimes used with explicit intention of hastening the end of life. Physician’s intention, key point of the principle of double effect, comes back into the foreground of ethical debate on sedation for intractable distress.

Far from limiting the physician’s action, the principle of double effect, which requires us to clarify our intentions, should allow us to make the distinction between sedation for intractable distress and euthanasia.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Points essentiels

L’effet de la sédation pour détresse en phase terminale sur la survie des patients est une question sensible, susceptible pour certains de limiter l’action du médecin au détriment du confort du patient.

L’utilisation de la théorie du double effet est classiquement proposée pour dépasser ce conflit éthique.

Les différentes études entreprises entre 1990 et 2009 échouent à mettre en évidence une anticipation du décès des patients bénéficiant d’une sédation pour détresse en phase terminale.

Certains en concluent que la sédation n’a pas d’effet sur la survie des patients et déclarent la théorie du double effet inutile dans ce contexte.

Il nous semble pour notre part que la prudence soit de mise lors de l’interprétation des résultats des études présentées et que l’absence de preuve d’un effet de la sédation sur la survie ne puisse être considérée comme une preuve de l’absence d’effet de la sédation sur la survie. De plus, nous pensons qu’il sera impossible dans le futur d’apporter une réponse définitive à cette question, les études nécessaires étant impossibles à réaliser pour des raisons éthiques.

La prudence nous paraît d’autant plus nécessaire que la sédation est parfois détournée par certains dans le but de provoquer le décès du patient. L’intention du praticien, point central de la théorie du double effet, revient alors au premier plan des discussions éthiques au sujet de la sédation pour détresse en phase terminale.

Loin d’entraver l’action du médecin, l’utilisation de la théorie du double effet qui nous oblige à clarifier nos intentions, nous semble en mesure de marquer la différence entre la sédation pour détresse en phase terminale et l’euthanasie.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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Vol 41 - N° 10

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