S'abonner

QUELLE EST LA RATION CALCIQUE OPTIMALE CHEZ LE SUJET SOUFFRANT DE LITHIASE CALCIQUE ? - 16/02/08

Doi : CND-09-2005-40-HS1-0007-9960-101019-200507498 

P. BATAILLE

Voir les affiliations

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.

pages 1
Iconographies 0
Vidéos 0
Autres 0

La lithiase calcique est une maladie très fréquente dans les pays occidentaux et l’hypercalciurie est le facteur de risque de lithiase le plus fréquemment observé. Cependant, les études épidémiologiques prospectives ont clairement établi que le risque de former un calcul est inversement corrélé à l’importance de la richesse en calcium de l’alimentation. De plus, un travail récent a démontré qu’un régime hypocalcique chez des lithiasiques hypercalciuriques ne permet pas de prévenir la récidive lithiasique et majorait plutôt le risque de récidive. En effet, la récidive lithiasique s’est avérée moins fréquente chez les sujets bénéficiant d’un apport calcique quotidien de 1,2 g comparativement à ceux dont la ration calcique était fixée à 400 mg/jour. En effet, en augmentant la quantité de calcium ingérée, on complexe une plus grande proportion d’oxalates alimentaires et on réduit ainsi l’oxalurie en diminuant l’absorption colique de l’oxalate libre non complexé.

Maintenir un apport calcique adéquat chez le lithiasique est également important pour le squelette. En effet, la densitométrie osseuse est diminuée au niveau vertébral chez tous les lithiasiques calciques et de façon d’autant plus importante que la calciurie est élevée. Des données épidémiologiques suggérent que cette déminéralisation n’est probablement pas sans conséquence, car l’incidence des tassements vertébraux semblent majorée chez les lithiasiques.

En conclusion, pour prévenir la récidive lithiasique et réduire le risque osseux chez le lithiasique calcique, il est souhaitable de recommander un apport calcique normal de 1 g par jour. Pour réduire la calciurie, il peut être nécessaire de prescrire une restriction des apports sodés alimentaires et parfois d’y associer un traitement médicamenteux hypocalciuriant reposant sur la prescription de diurétiques thiazidiques.

Calcium stone disease is a very common disease in developed countries and hypercalciuria is the most frequent urinary risk factor. However prospective epidemiological studies have clearly demonstrated that the risk of stone formation is inversely related to dietary calcium intake. Moreover the potential value of a low calcium diet to prevent stone recurrence has been discarded in a recent prospective trial. In hypercalciuric calcium stone formers, a lowered incidence of stone recurrence was observed in patients ingesting a 1.2 g daily calcium diet comparatively to patients taking a low calcium diet (400 mg/day). A higher aggregation of oxalate by dietary calcium in the gut leaves a low amount of free oxalate directly available for absorption in the colon.

The higher calcium intake is as well beneficial for the bone since bone mineral vertebral density is decreased in calcium stone-formers and at a greater extent in hypercalciuric patients. In addition epidemiological studies have shown an increase in the prevalence of vertebral fractures in stone-formers.

In conclusion to prevent stone recurrence and to protect their bone, patients with calcium stone formation should be adviced a normal calcium diet (1 g/day). To prevent an increase in urinary calcium, a low sodium diet is mandatory to reduce further calcium excretion and to reinforce the hypocalciuric effect of thiazide diuretics when necessary.


Mots clés : Lithiase calcique , Hypercalciurie , Apport calcique adéquat

Keywords: Calcium stone disease , Hypercalciuria , Adequate calcium intake


Plan



© 2005 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.
Ajouter à ma bibliothèque Retirer de ma bibliothèque Imprimer
Export

    Export citations

  • Fichier

  • Contenu

Vol 40 - N° HS1

P. -1--1 - septembre 2005 Retour au numéro
Article précédent Article précédent
  • LAIT ET RHUMATISMES
  • P. FARDELLONE
| Article suivant Article suivant
  • ÉTIOPATHOGÉNIE DE LA MALADIE D’ALZHEIMER, DE LA MALADIE DE PARKINSON ET DE LA SCLEROSE EN PLAQUES : LE LAIT N’EST PAS EN CAUSE
  • Ph. DEVOS

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’achat d’article à l’unité est indisponible à l’heure actuelle.

Déjà abonné à cette revue ?

Mon compte


Plateformes Elsevier Masson

Déclaration CNIL

EM-CONSULTE.COM est déclaré à la CNIL, déclaration n° 1286925.

En application de la loi nº78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, vous disposez des droits d'opposition (art.26 de la loi), d'accès (art.34 à 38 de la loi), et de rectification (art.36 de la loi) des données vous concernant. Ainsi, vous pouvez exiger que soient rectifiées, complétées, clarifiées, mises à jour ou effacées les informations vous concernant qui sont inexactes, incomplètes, équivoques, périmées ou dont la collecte ou l'utilisation ou la conservation est interdite.
Les informations personnelles concernant les visiteurs de notre site, y compris leur identité, sont confidentielles.
Le responsable du site s'engage sur l'honneur à respecter les conditions légales de confidentialité applicables en France et à ne pas divulguer ces informations à des tiers.


Tout le contenu de ce site: Copyright © 2024 Elsevier, ses concédants de licence et ses contributeurs. Tout les droits sont réservés, y compris ceux relatifs à l'exploration de textes et de données, a la formation en IA et aux technologies similaires. Pour tout contenu en libre accès, les conditions de licence Creative Commons s'appliquent.