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Syndromes myasthéniques congénitaux : difficultés diagnostiques, évolution et pronostic, thérapeutique L’expérience du réseau national « Syndromes Myasthéniques Congénitaux » - 05/03/13

Doi : 10.1016/S0035-3787(13)70060-2 
B. Eymard a, , T. Stojkovic a, D. Sternberg b, P. Richard b, S. Nicole c, E. Fournier d, A. Béhin a, P. Laforêt a, L. Servais a, N. Romero a, M. Fardeau a, D. Hantaï c

et les membres du réseau national “Syndromes Myasthéniques Congénitaux”1

  Réseau Syndromes myasthéniques congénitaux : Pr B Estournet (Hôpital Raymond Poincaré, Garches), Dr M Mayer (Hôpital Trousseau, Paris), Pr B Chabrol (Hôpital de La Timone, Marseille), Pr F Rivier (Hôpital Gui de Chauliac, Montpellier), Pr J Pouget (Hôpital de La Timone, Marseille), Pr C Desnuelle (Hôpital de l’Archet, Nice), Dr X Ferrer (Hôpital du Haut Levêque, Bordeaux), Pr Y Peréon (CHU de Nantes), Dr I Pénisson (CHU d’Angers), Pr C Tranchant (Hôpital civil, Strasbourg), Dr JM Cuisset (Hôpital Roger Salengro, Lille), Dr A Lacour (Hôpital Roger Salengro, Lille), Dr C Cances (Hôpital des Enfants, Toulouse), Dr V Manel (Hôpital Pierre Wertheimer, Lyon), Pr JM Vallat (Hôpital Universitaire Dupuytren, Limoges), Pr JC Antoine (Hôpital de Bellevue, St Etienne) Dr R Bellance (Hôpital Pierre Zogba Quitman, Fort de France), Dr C Mignard (CHR Saint Pierre, La Réunion).

a Centre de référence des affections neuromusculaires Paris-Est, service de Neurologie 2, Institut de Myologie ; Hôpital de la Pitié-Salpêtrière, 47 bd de l’Hôpital, 75013 Paris, France 
b Service de biochimie métabolique, Hôpital Pitié-Salpêtrière, 47 bd de l’Hôpital, 75013 Paris, France 
c INSERM-UMR 975, Institut Cerveau-Moelle, Hôpital de la Pitié-Salpêtrière, 47 bd de l’Hôpital, 75013 Paris, France 
d Département de neurophysiologie, Hôpital Pitié-Salpêtrière, 47 bd de l’Hôpital, 75013 Paris, France 

*Auteur correspondant.

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Résumé

Les syndromes myasthéniques congénitaux (SMC) constituent un groupe hétérogène d’affections génétiques responsables d’un dysfonctionnement de la transmission neuromusculaire qui se manifestent par une faiblesse musculaire accentuée par l’effort. L’expérience de notre réseau national d’étude des SMC présentée dans cet article concerne trois domaines : les difficultés du diagnostic, le profil évolutif, les résultats thérapeutiques en particulier pour les patients ne répondant pas aux anticholinestérasiques. Le retard au diagnostic était habituel du fait d’une confusion avec d’autres affections : myopathies congénitales car les patients SMC présentaient fréquemment des signes myopathiques au premier plan (faiblesse permanente masquant les fluctuations, atrophie, scoliose) et la biopsie révélait des anomalies de structure, de taille et de distribution des fibres (prédominance I et atrophie II), myasthénie séronégative surtout si le SMC débutait tardivement ; myopathies métaboliques en particulier en cas de surcharge lipidique sur la biopsie. Nous avons étudié le pronostic d’une série de 79 patients, mutés pour différents gènes : CHRNA, CHRNE, DOK7, COLQ, RAPSN, AGRN, MUSK. Le profil évolutif (aggravation progressive, exacerbations, stabilité, amélioration) pouvait varier pour un même patient tout au long de la vie. Les patients porteurs d’un SMC lié au gène DOK7 ont eu l’évolution tardive la plus sévère. Parmi les 8 patients au fauteuil roulant et ventilés, 6 étaient porteurs de mutations de ce gène. La grossesse était une cause fréquente de poussée. Les anticholinestérasiques représentent le traitement de première ligne pour le traitement des SMC, à l’exception du syndrome du canal lent et des SMC liés aux gènes COLQ et DOK7. Dans notre expérience, semblable à celle de la littérature, la 3,4-DAP fut un complément utile pour les patients présentant un SMC dû à une perte de RACh ou à des mutations du gène de la rapsyne. L’éphédrine a été administrée à 18 patients (8 DOK7, 5 COLQ, 4 AGRN, 1 RAPSN). La tolérance fut bonne. L’effet fut encourageant même pour les patients très atteints, en particulier en cas de mutations de gènes DOK7 et COLQ. Le salbutamol fut une bonne alternative chez un patient DOK7 présentant une allergie à l’éphédrine. Le traitement du syndrome du canal lent par quinidine ou fluoxetine ne fut pas toujours efficace.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Abstract

Congenital myasthenic syndromes (CMS) are a heterogeneous group of disorders caused by genetic defects affecting neuromuscular transmission and leading to muscle weakness accentuated by exertion. Three different aspects have been investigated by members of the national French CMS Networ: the difficulties in making a proper diagnosis; the course and long-term prognosis; and the response to therapy, especially for CMS that do not respond to cholinesterase inhibitors. CMS diagnosis is late in most cases because of confusion with other entities such as: congenital myopathies, due to the frequent presentation in patients of myopathies such as permanent muscle weakness, atrophy and scoliosis, and the abnormalities of internal structure, diameter and distribution of fibers (type I predominance, type II atrophy) seen on biopsy; seronegative autoimmune myasthenia gravis, when CMS is of late onset; and metabolic myopathy, with the presence of lipidosis in muscle. The long-term prognosis of CMS was studied in a series of 79 patients recruited with the following gene mutations: CHRNA; CHRNE; DOK7; COLQ; RAPSN; AGRN; and MUSK. Disease-course patterns (progressive worsening, exacerbation, stability, improvement) could be variable throughout life in a given patient. DOK7 patients had the most severe disease course with progressive worsening: of the eight wheelchair-bound and ventilated patients, six had mutations of this gene. Pregnancy was a frequent cause of exacerbation. Anticholinesterase agents are the first-line therapy for CMS patients, except for cases of slow-channel CMS, COLQ and DOK7. In our experience, 3,4-DAP was a useful complement for several patients harboring CMS with AChR loss or RAPSN gene mutations. Ephedrine was given to 18 patients (eight DOK7, five COLQ, four AGRN and one RAPSN). Tolerability was good. Therapeutic responses were encouraging even in the most severely affected patients, particularly with DOK7 and COLQ. Salbutamol was a good alternative in one patient who was allergic to ephedrine.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Syndromes myasthéniques, congénitaux, Thérapeutique, Anticholinestérasiques, Éphédrine

Keywords : Congenital myasthenic syndromes, Therapy, Cholinesterase inhibitors, Ephedrine

Abréviations : SMC, syndromes myasthéniques congénitaux, RACh, Récepteur de l'acétylcholine, CHRNA, CHRNB, CHRND, CHRNE, gènes codant pour la sous unité alpha, bêta, delta et epsilon du RACh, RAPSN, DOK7, CHAT, MUSK, COLQ, AGRN, GFPT1, DPAGT1, SCN4A, PLECTIN, LAMB2, gènes codant respectivement pour les molecules suivantes : rapsyne, downstream-of-kinase 7 (Dok-7), choline acetyltransferase, muscle-specific kinase (MuSK), Collagène Q, Agrine, glutamine-fructose-6-phosphate transaminase 1, UDP-N-acetyl-glucosaminetransferase 1, sodium channel 4A, plectine, β2 laminine, 3,4-DAP, 3,4 Diaminopyridine


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