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Cas clinique : à propos d’un syndrome de Stevens-Johnson chez un enfant - 25/03/13

Doi : 10.1016/j.reval.2012.11.004 
C. Ponvert
Service de pneumologie et allergologie pédiatriques, hôpital Necker–Enfants-Malades, 149, rue de Sèvres, 75015 Paris, France 

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Résumé

Nous rapportons le cas d’un enfant de huit ans qui avait présenté, à l’âge de 3,5ans, un syndrome de Stevens-Johnson au second jour d’un traitement par cefixime et ibuprofène/aspirine en alternance pour fièvre élevée, faisant immédiatement suite à un traitement de deux semaines par oxacilline. La sérologie mycoplasmique effectuée lors de la réaction était positive, avec une importante augmentation des concentrations des anticorps spécifiques lors du second dosage effectué 1,5 mois plus tard. Depuis, l’enfant avait toléré le paracétamol et des macrolides, mais aucune bêtalactamine n’avait été réadministrée. Les tests cutanés aux bêtalactamines, à l’aspirine et à l’ibuprofène ont été négatifs en lecture immédiate (15–20mn), semi-retardée (6–8h), retardée (j2–j3) et hyperretardée (j6–j7). La réintroduction per os de l’amoxicilline pendant 15jours à domicile, effectuée dans un premier temps, a été parfaitement tolérée. Il en a été de même des réintroductions (deux jours à l’hôpital+deux jours à domicile) du céfixime, de l’ibuprofène et de l’aspirine. Par précaution, une contre-indication relative des pénicillines M a été proposée, toutes les autres bêtalactamines et tous les antalgiques non opiacés, antipyrétiques et anti-inflammatoires non stéroïdiens étant autorisés. Ce cas illustre bien le fait que, chez l’enfant, la majorité des syndromes de Stevens-Johnson ne résulte pas d’une hypersensibilité médicamenteuse mais est, bien plutôt, d’origine infectieuse. Il confirme également que, chez les enfants rapportant des syndromes de Stevens-Johnson et chez lesquels les tests cutanés aux médicaments suspectés sont négatifs, il est tout à fait possible de réintroduire ces médicaments lorsqu’ils sont jugés utiles, voire indispensables.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Abstract

We report the case of an 8-year-old boy who reported, at age 3.5 year, a Stevens-Johnson syndrome at the second day of a treatment with cefixime, ibuprofen and acetyl-salicylic acid for fever. This treatment had been preceded by a 15-day treatment with oxacillin. Serology for Mycoplasma pneumoniae infection was positive at the time of the reaction, and the concentration of Mycoplasma antibodies increased within the 1.5 following month. Since the reaction, the child tolerated treatments with paracetamol and macrolides, but did not receive any treatment with betalactams. Skin tests with betalactams, ibuprofen and acetyl-salicylic acid (prick, intradermal and patch-tests) gave negative immediate, semi-late, late and hyper-late responses. Challenge/provocation tests with amoxicillin (×15 days at home), and cefixime, ibuprofen and acetyl-salicylic acid (2 days in the hospital+2 days at home) were tolerated. Penicillins M were contra-indicated for safety, but all other betalactams and all non-opioid analgesics, antipyretics and nonsteroidal anti-inflammatory drugs were authorized. This case confirms that, in most cases, Stevens-Johnson syndromes in children do not result from drug hypersensitivity but are rather a consequence of the infectious diseases for which the drugs have been prescribed. Also, this case confirms that, in children with Stevens-Johnson syndrome and negative responses in skin tests with the suspected drugs, those drugs should be reintroduced, subjected they are useful or essential.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Allergie médicamenteuse, Enfant, Hypersensibilité médicamenteuse, Syndrome de Stevens-Johnson, Tests cutanés, Tests de provocation/réintroduction

Keywords : Child, Drug allergy, Drug hypersensitivity, Challenge/provocation tests, Skin tests, Stevens-Johnson syndrome


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Vol 53 - N° 2

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