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Comparaison de l’IRM de diffusion corps entier et du bilan radiologique standard dans le staging du myélome - 09/06/13

Doi : 10.1016/j.jradio.2012.12.004 
S. Narquin a, P. Ingrand b, I. Azais c, V. Delwail d, C. Tomowiak d, R. Vialle a, S. Boucecbi a, J.-P. Tasu a,
a Pôle imagerie diagnostique fonctionnelle et thérapeutique, CHU de Poitiers, rue de la Milétrie, 86000 Poitiers, France 
b Département de biostatistiques, faculté de médecine et université de Poitiers, rue de la Milétrie, 86000 Poitiers, France 
c Service de rhumatologie, CHU de Poitiers, rue de la Milétrie, 86000 Poitiers, France 
d Service d’onco-hématologie, CHU de Poitiers, rue de la Milétrie, 86000 Poitiers, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

Objectifs

Dans le myélome multiple, les radiographies du squelette sont toujours considérées comme l’examen d’imagerie de référence car elles permettent d’établir le stade de la maladie selon la classification de Salmon et Durie. L’IRM corps entier utilisant les séquences T1 et STIR augmente la détection des lésions myélomateuses. La diffusion mesurée par IRM a démontré sa grande sensibilité en termes de détection en oncologie. L’objectif principal de cette étude était donc de comparer le bilan radiographique standard et une méthode IRM de diffusion corps entier (DWIBS) dans la détection des lésions osseuses de pathologies plasmocytaires monoclonales (myélomes multiples, leucémie à plasmocytes, plasmocytome, gammapathie monoclonale de signification indeterminée [MGUS]).

Patients et méthodes

Vingt-sept patients dont 24 myélomes multiples, une leucémie à plasmocytes, une MGUS et un plasmocytome ont bénéficié d’une IRM corps entier séquence DWIBS. L’IRM de diffusion et les radiographies standards, ainsi que le stade de Salmon et Durie établi par les deux méthodes ont été comparées. En cas de lésions douteuses, le suivi évolutif sur 12mois a été utilisé comme méthode de référence au diagnostic définitif.

Résultats

Le taux de concordance global entre les deux techniques était de 63 %. La séquence DWIBS détectait un nombre supérieur de lésions conduisant à un stade de Salmon et Durie supérieur chez 37 % des patients : un de stade I à II, sept de stade I à III et deux de stade II à III. Chez 18,5 % des patients, l’IRM était positive alors que les radiographies étaient normales et ces discordances étaient le plus souvent situées dans les sites mal explorés par les radiographies : rachis, bassin et gril costal. Chez un patient (4 %) la séquence DWIBS donnait un stade inférieur à celui des radios (stade II vs III). Dans ce cas, les radios étaient positives au niveau des humérus et des fémurs, contrairement à la séquence DWIBS. Notre analyse site par site confirmait la nette supériorité de la séquence DWIBS par rapport aux radiographies dans l’exploration du rachis cervical (56 vs 0 % d’examens positifs, p<0,001), dorsal (81 vs 31 %, p<0,0002), lombaire (70 vs 35 %, p<0,0124), du bassin (81 vs 33 %, p<0,0005) et du gril (74 vs 36 %, p<0,0009).

Conclusion

L’IRM-DWIBS entraîne une majoration du stade de Salmon et Durie. Sa place dans le bilan pré thérapeutique du myélome multiple reste encore à évaluer mais cette étude semble montrer qu’il s’agit d’une méthode potentiellement intéressante.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : IRM, Diffusion, Myélome, Staging


Plan


 Ne pas utiliser, pour citation, la référence française de cet article, mais celle de l’article original paru dans Diagnostic and Interventional Imaging, en utilisant le DOI ci-dessus.


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Vol 94 - N° 6

P. 645-652 - juin 2013 Retour au numéro
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