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Gestion des traitements de substitution aux opiacés lorsqu’un antalgique est indiqué - 25/06/13

Doi : 10.1016/j.lpm.2012.09.036 
Vincent Laprevote 1, 2, , Pierre A. Geoffroy 4, 5, Benjamin Rolland 4, 6, 7, Benoît F. Leheup 8, Paolo Di Patrizio 1, 3, Olivier Cottencin 4, 5, 7, Raymund Schwan 1, 2, 3
1 CHU de Nancy, centre de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie, 54000 Nancy, France 
2 CHU de Nancy, centre d’investigation clinique Pierre-Drouin CIC-Inserm 9501, 54000 Nancy, France 
3 Université Lorraine, faculté de médecine, 54000 Nancy, France 
4 CHRU de Lille, service d’addictologie, 59000 Lille, France 
5 Université Lille Nord de France, 59000 Lille, France 
6 Université Lille Nord de France, département de pharmacologie médicale, EA 1046, 59000 Lille, France 
7 Université Lille Nord de France, LNFP EA 4559, 59000 Lille, France 
8 CHR de Metz-Thionville, service régional de soins palliatifs, 57000 Metz, France 

Vincent Laprevote, CHU de Nancy, centre de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie, 22 bis, rue de Malzéville, 54000 Nancy, France.

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Key points

Opioid maintenance treatments (OMT) reduce illicit opiate use and its associated risks. They are often prescribed on a long-term basis.

Physiological changes induced by long-term OMT may cause hyperalgesia and cross-tolerance to opioid agonists, which suggests that the dosage of analgesic treatment should be modified in cases of acute pain, especially when an opioid-based analgesia is required.

When treatment with analgesics is necessary, OMT must be maintained, except in exceptional cases.

If a split-dosing schedule is temporarily employed during OMT, the daily dosage should not be increased for analgesic purposes.

Analgesic treatment must be managed differently in case of treatment with buprenorphine or methadone.

With buprenorphine, non-opioid analgesics should be introduced first, if possible. If this strategy is inefficient or contraindicated, a temporary or definitive switch to methadone should be considered.

In the case of methadone-based OMT, opioid analgesics should be added directly and the dosage should be adapted according to the level of pain reported by the patient.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Points essentiels

Les traitements de substitution aux opiacés (TSO) permettent de réduire la rechute des consommations d’opiacés illicites et les risques qui leurs sont liés. Ils sont souvent prescrits sur une longue durée.

Au long cours, les modifications physiologiques induites par les TSO peuvent entraîner une hyperalgésie et une tolérance croisée entre les différents traitements opioïdes, ce qui nécessite d’adapter la prescription d’antalgiques en cas de douleur aiguë, tout particulièrement s’il s’agit d’antalgiques opioïdes.

Sauf cas particuliers, le maintien d’un TSO reste la règle lorsqu’un antalgique est prescrit.

Si le fractionnement des doses de TSO peut être envisagé temporairement en cas de douleur aiguë, une augmentation de la posologie quotidienne ne doit pas être utilisée à visée antalgique.

En raison de leurs pharmacodynamies différentes, il faut distinguer la conduite à tenir en cas de traitement de substitution par buprénorphine ou par méthadone.

En cas de traitement par buprénorphine, une stratégie prudente de recours à d’autres moyens antalgiques que les antalgiques opioïdes doit être examinée en première intention. En l’absence d’efficacité ou si un traitement par antalgiques opioïdes est nécessaire, le remplacement de la buprénorphine par la méthadone sera envisagé, à titre provisoire ou définitif.

En cas de traitement par méthadone, les antalgiques opioïdes peuvent être directement ajoutés au TSO. Ils doivent être prescrits à une dose adaptée à la douleur exprimée par le patient.

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Vol 42 - N° 7-8

P. 1085-1090 - juillet 2013 Retour au numéro
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