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Fibrillation atriale et traitement anticoagulant : point de vue du médecin généraliste, du cardiologue et du patient - 25/06/13

Atrial fibrillation and anticoagulation: General practitioner, cardiologist and patient's points of view

Doi : 10.1016/j.lpm.2012.11.010 
François Liard 1, , Jean-Yves Le Heuzey 2, Étienne Aliot 3, Philippe Mabo 4, Antoine Leenhardt 5
1 Médecine générale, 37800 Saint-Épain, France 
2 Université René-Descartes, hôpital européen Georges-Pompidou, cardiologie et rythmologie, Paris, France 
3 CHU de Nancy Brabois, pôle cardiovasculaire, Vandœuvre-lès-Nancy, France 
4 CHU de Rennes, hôpital Pontchaillou, service de cardiologie et maladies vasculaires, Rennes, France 
5 AP–HP, université Paris Diderot, centre de référence maladies cardiaques héréditaires, hôpital Bichat, service de cardiologie, unité de rythmologie, Paris, France 

François Liard, Médecine générale, 65, Grande Rue, 37800 Saint-Épain, France.

Summary

Aims

This French study was set up to collect perceptions of general practitioners (GPs), cardiologists and patients on anticoagulation therapy with vitamin K antagonists (VKA) in the management of thromboembolic risk in atrial fibrillation (AF).

Method

This is a prospective survey conducted in France, between July 1 and August 7 2011, on a sample defined to obtain a sufficient number of patient files of 133 physicians, divided into 65 cardiologists and 68 GPs.

Results

Three hundred and ninety-four patients on VKA and 130 patients not receiving VKA were included in this study. For more than one in three patients, AF was diagnosed incidentally in a medical consultation for another reason. In addition, 15% and 23% of diagnoses of FA were performed after hospitalization for stroke or TIA by cardiologists and GPs, respectively. According to the patient, the doctor contacted first is a GP (52% for the GP vs. 35.5% for the cardiologist), but they state that the diagnosis was made mainly by a cardiologist (63% for the cardiologist vs. 27% for the GP). In 78% of cases, cardiologists are initial prescribers. A CHADS2 score of 0 was found in 23% of patients not receiving VKA and in 11% of patients on VKA. A CHADS2 score superior or equal to 2 is significantly more frequently found in patients with paroxysmal AF. Concerning the monitoring of the patient, GPs ensure mainly monitoring of INR. In terms of compliance, according to doctors, their patients systematically take their treatment in 91% of cases. However, by interviewing patients, 60% of non-compliant patients are considered compliant by their physician.

Conclusion

This study has achieved an overview of anticoagulation treatment in AF, in France. The initiation is mainly ensured by the cardiologist and the monitoring by the GP. Assessments between cardiologists and GPs are relatively similar, however, it appears that anticoagulation treatment is under-prescribed for the patients at risk.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Résumé

Objectif

Cette étude française a été mise en place pour recueillir la perception des médecins généralistes (MG), des cardiologues et des patients sur le traitement anticoagulant par antivitamine K (AVK) pour la gestion du risque thromboembolique en cas de fibrillation atriale (FA).

Méthodes

Il s’agit d’une enquête prospective conduite en France entre le 1er juillet et le 7 août 2011 auprès d’un échantillon défini pour obtenir un nombre suffisant de fiches patients de 133 médecins, répartis en 65 cardiologues et 68 MG.

Résultats

Trois cent quatre-vingt quatorze patients sous AVK et 130 patients ne prenant pas d’AVK ont été inclus dans cette étude. Chez plus d’un patient sur trois, la FA était asymptomatique, diagnostiquée fortuitement au cours d’une consultation médicale pour un autre motif. Le diagnostic de FA a été posé suite à une hospitalisation pour accident vasculaire cérébral (AVC) ou accident ischémique transitoire (AIT) dans 15 % et 23 % des cas selon les cardiologues et les MG. Selon les patients, le médecin contacté en premier est un MG (52 % pour le MG vs 35,5 % pour le cardiologue) mais le diagnostic a été effectué en majorité par un cardiologue (63 % pour le cardiologue vs 27 % pour le MG). Dans 78 % des cas, les cardiologues sont les prescripteurs initiaux du traitement par AVK. Un score CHADS2 égal à 0 a été retrouvé chez 23 % des patients ne prenant pas d’AVK et chez 11 % des patients sous AVK. Un score CHADS2 supérieur ou égal à 2 est significativement plus fréquemment retrouvé chez les patients avec FA paroxystique. Concernant le suivi, les MG assurent principalement le suivi des INR. En termes d’observance, les médecins estiment que leurs patients prennent régulièrement leur traitement dans 91 % des cas. Cependant, en interrogeant les patients, 60 % des patients inobservants sont jugés comme observants par leur médecin.

Conclusion

Cette étude a permis de réaliser une photographie de l’utilisation du traitement anticoagulant dans la FA, en France. L’initiation est principalement assurée par le cardiologue et le suivi par le MG. Les appréciations entre cardiologues et MG sont relativement similaires ; néanmoins, il semble apparaître une prescription insuffisante du traitement anticoagulant chez les patients à risque.

Ce qui était connu

Il existe une sous-utilisation des antivitamines K (AVK) chez les patients à haut risque d’accident vasculaire cérébral (AVC) (score CHADS22).
Les patients semblent bien informés des bénéfices et risques des traitements dan la fibrillation atriale (FA).

Ce qu’apporte l’article

Il existait une grande cohérence de perception de la FA et de ses risques, entre les cardiologues, les médecins généralistes (MG)et les patients.
Dans un peu plus d’un tiers des cas, la découverte de la FA était fortuite.
La plupart des cardiologues initiaient le traitement antithrombotique et les MG assuraient le suivi
Plus de la moitié des patients ne prenant pas d’AVK étaient à haut risque d’AVC (score CHADS22) Cette proportion était de 82 % chez les plus de 75ans.
La FA était perçue par les patients comme une maladie angoissante (peur de faire un AVC, d’être paralysée, de faire une hémorragie). L’angoisse était majorée chez les patients dont l’INR était instable.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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