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Le traitement orthopédique des entorses graves de la cheville : à propos d'une série continue de 90 cas - 19/02/08

Doi : TSPORT-08-1999-16-2-0762-915X-101019-ART94 

Y. TournÉ [1],

L. Corral [1],

C. FornasiÉri [1],

T. Verjux [1],

A. Charbel [1],

D. Saragaglia [1]

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Abstract

Il s'agit d'une étude rétrospective basée sur 123 entorses graves du ligament collatéral latéral de la cheville, issues d'une population totale de 800 entorses, traitées de juin 1992 à mai 1994. 90 dossiers complets ont été retenus (47 hommes, 43 femmes, d'âge moyen 21 ans [12-59 ans]). Devant l'absence de spécificité des critères cliniques de gravité, les critères de gravité retenus ont été radiologiques (clichés en stress sans anesthésie, avec appareil de Télos ® ) : varus équin forcé (VEF) supérieur ou égal à 12 (ou VEF différentiel >= 6) ; tiroir astragalien antérieur (TA) supérieur ou égal à 8 mm. Le traitement a comporté une botte plâtrée pendant 6 semaines dont 5 en appui, suivie d'une rééducation proprioceptive. Tous les patients ont été revus cliniquement et radiographiquement (clichés en stress) avec un recul moyen de 82 semaines. Sur le plan clinique, il n'existait aucune raideur de cheville : les douleurs avec œdème à l'effort étaient présentes dans 2,8 %. Dans 13 % des cas, il existait une instabilité subjective avec gêne à la marche ou à la course en terrain accidenté. Dans 7,7 % des cas seulement, les patients ont présenté une entorse récidivante de gravité variable. La reprise du travail a été effective en 30 jours en moyenne (0-120 jours) et celle du sport en 90 jours (7-120 jours). Sur le plan radiographique, le VEF moyen est passé de 17,41 (10-29) à 6,65 (0-18) (p < 0,0001). Le TA moyen est passé de 8,34 mm (4-14 mm) à 6,76 mm (4-11 mm) (p < 0,0001). Dans deux cas (2,2 %), il existait une laxité objective supérieure à 15.

Le traitement orthopédique des entorses graves de la cheville permet, sans complication, la cicatrisation anatomique lésionnelle du ligament collatéral latéral de la cheville dans 98 % des cas, et une reprise fonctionnelle rapide et satisfaisante. Il n'expose qu'à 2 % de laxité résiduelle objective.

Abstract

Orthopedic treatment of severe ankle spains : a continuous series of 90 cases

A retrospective study included 123 severe sprains of the collateral lateral ankle ligament among a total population of 800 sprains treated from June 1992 to May 1994. Ninety complete files were retained for study (47 men, 43 women, mean age 21 years, age range 12-59). As clinical sings were not specific, radiographic signs were retained to determine severity (views under stress without anesthesia using the Télos ® device) : forced equinovarus (FEV) 3/4 12(or differential FEV > 6), anterior talar laxity (TL) greater than 8 mm. Patients were treated with a boot cast for 6 weeks including 5 with weight-bearing followed by proprioceptive rehabilitation. All patients were reviewed clinically and radiographically (stress views) at a mean 82 weeks follow-up. Clinically, there was no ankle stiffness : pain with edema at exercise was found in 2.8 %. In 13 % of the cases, there was a subjective instability bothering walking or running on uneven terrain. In only 7.7 %, patients suffered a recurrent sprain of variable severity. Patients returned to work at a mean 30 days (0-120 days) and resumed sports activities in 90 days (7-120 days). Radiographically, mean FEV was reduced from 17.41 (10-29) to 6.65 (0-18) (p < 0.0001). Mean TL was reduced from 8.24 mm (4-14 mm) to 6.76 mm (4-11 mm) (p < 0.0001). In two cases (2.2 %) objective laxity was greater than 15.

Orthopedic treatment of severe ankle sprains allows anatomic healing of lesions to the collateral lateral ligament without complications in 98 % of the cases. Satisfactory function is recovered rapidly. The risk of objective residual laxity is only about 2 %.


Mots clés : entorse grave de la cheville. , ligament collatéral latéral. , traitement orthopédique. , clichés en stress.

Keywords: severe ankle sprain. , collateral lateral ligament. , orthopedic treatment. , stress views.


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Vol 16 - N° 2

P. 81 - août 1999 Retour au numéro
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  • D. Saragaglia, E. Carpentier, C. Fornasiéri, Y. Tourné, Th. Verjux, A. Charbel
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  • Y. Tourne, L. Corral, C. Fornasieri, T. Verjux, A. Charbel, D. Saragaglia

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