Médecine

Paramédical

Autres domaines


S'abonner

Génétique de la sclérose latérale amyotrophique - 19/05/14

Doi : 10.1016/j.lpm.2014.01.012 
Philippe Corcia 1, 2, , Hélène Blasco 2, 3, William Camu 4
1 CHRU de Tours, Centre SLA, service de neurologie et neurophysiologie clinique, 37044 Tours cedex 1, France 
2 Université François-Rabelais de Tours, UMR Inserm U930, 37000 Tours, France 
3 CHRU de Tours, hôpital Bretonneau, laboratoire de biochimie et de biologie moléculaire, 37044 Tours cedex 9, France 
4 CHU Hôpital Gui-de-Chauliac, Centre SLA, université Montpellier I, Inserm 1051, 34295 Montpellier cedex 5, France 

Philippe Corcia, CHRU de Tours, hôpital Bretonneau, Centre SLA, 2, boulevard Tonnellé, 37044 Tours cedex 1, France.

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.

pages 8
Iconographies 0
Vidéos 0
Autres 0

Points essentiels

Bien que la physiopathologie de la sclérose latérale amyotrophique (SLA) reste à ce jour méconnue, il existe un consensus pour admettre que l’implication de facteurs génétiques est un des éléments clés dans la mort des neurones moteurs.

Depuis 1993 et la découverte de mutations du gène SOD1, le nombre de gènes liés à ou favorisant la survenue de la SLA n’a cessé de croître. Parmi eux, 4 seulement (SOD1, TARDBP, FUS, C9ORF72) sont considérés de façon unanime comme des facteurs génétiques pathogènes majeurs de la SLA, responsables d’un peu plus de deux tiers des formes familiales et peut être de plus de 5 % des formes considérées sporadiques.

Un paramètre majeur dans la relation gène–SLA apparaît être de plus en plus souvent l’origine géographique de la population étudiée, cela semble particulièrement marqué pour le gène C9ORF72.

Pour les facteurs génétiques de susceptibilité, l’augmentation du risque de développer une SLA est clairement établie pour les gènes SMN1 et ATXN2, et admise pour certains haplotypes du gène VEGF.

Des effets modulateurs, liés aux populations, semblent aussi exister comme le soulignent les relations ApoE–SLA différentes entre études européennes et nord-américaines.

Dans les SLA possiblement héréditaires, la Fédération européenne de neurologie a édité des recommandations qui limitent la recherche de gènes responsables et formes héréditaires à des situations très précises.

Les avancées dans le champ de la génétique soulèvent également des questions sur la pertinence de l’exploration d’apparentés asymptomatiques de patients SLA, qui justifie en particulier que la mutation présente chez le malade soit bien identifiée en tant que mutation pathogène.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Key points

Although the pathophysiology of amyotrophic lateral sclerosis remains currently unknown, involvement of genetic factors is worldwide accepted as a key clue in the motor neuron death.

Since 1993 and the discovery of mutation in the SOD1 gene, number of genes linked to or promoting ALS had always growing. Among them, only four (SOD1, TARDBP, FUS and C9ORF72 genes) are unanimously recognized as convincing causative genetic factors for more than 60% of familial and probably 10% of sporadic ALS cases.

Geographic origin of the studied populations tends to become one of the major items in the gene–ALS relationship: this was extremely stressed for C9ORF72.

Concerning susceptibility genes factors, an increase of the risk of ALS is clearly shown for SMN1 and ATXN2 genes and accepted for some VEGF haplotypes.

Finally, some modulating effects might also exist as underline for the relationships between ApoE and ALS that differ between European and North American studies.

In inherited ALS, The European Federation of Neurological Societies (EFNS) edited rules that gave a legal frame to situations for which research of mutations were justified.

Progress in the field of genetic raises major questions concerning the relevance of genetic studies from asymptomatic relatives. This first implies that the mutation identified in the proband case is perfectly characterized as a pathogenic mutation.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Plan


© 2014  Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.
Ajouter à ma bibliothèque Retirer de ma bibliothèque Imprimer
Export

    Export citations

  • Fichier

  • Contenu

Vol 43 - N° 5

P. 555-562 - mai 2014 Retour au numéro
Article précédent Article précédent
  • Facteurs environnementaux dans la SLA
  • Raul Juntas-Morales, Nicolas Pageot, Philippe Corcia, William Camu
| Article suivant Article suivant
  • Place des explorations électrophysiologiques dans la sclérose latérale amyotrophique
  • Jean-Philippe Camdessanché, Timothée Lenglet

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’achat d’article à l’unité est indisponible à l’heure actuelle.

Déjà abonné à cette revue ?

Mon compte


Plateformes Elsevier Masson

Déclaration CNIL

EM-CONSULTE.COM est déclaré à la CNIL, déclaration n° 1286925.

En application de la loi nº78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, vous disposez des droits d'opposition (art.26 de la loi), d'accès (art.34 à 38 de la loi), et de rectification (art.36 de la loi) des données vous concernant. Ainsi, vous pouvez exiger que soient rectifiées, complétées, clarifiées, mises à jour ou effacées les informations vous concernant qui sont inexactes, incomplètes, équivoques, périmées ou dont la collecte ou l'utilisation ou la conservation est interdite.
Les informations personnelles concernant les visiteurs de notre site, y compris leur identité, sont confidentielles.
Le responsable du site s'engage sur l'honneur à respecter les conditions légales de confidentialité applicables en France et à ne pas divulguer ces informations à des tiers.