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Troubles fonctionnels urinaires liés à l’endométriose profonde et à son traitement : revue de la littérature - 03/06/14

Doi : 10.1016/j.jgyn.2014.03.003 
L. Campin a, , B. Borghese a, b , L. Marcellin a, b, P. Santulli a, b, A. Bourret a, C. Chapron a, b
a Service de gynécologie obstétrique 2 et médecine de la reproduction, université Paris Descartes, Sorbonne Paris Cité, groupe hospitalier Cochin Broca Hôtel-Dieu, hopital Cochin Port-Royal, assistance publique-hopitaux de Paris, 53, avenue de l’Observatoire, 75014 Paris, France 
b Département génétique développement cancer, institut Cochin, université Paris Descartes, Inserm U1016, CNRS UMR8104, 75014 Paris, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

Les troubles fonctionnels urinaires en cas d’endométriose profonde sont fréquents (jusqu’à 50 % des patientes) bien qu’ils passent souvent au second plan en raison de l’intensité des douleurs pelviennes. Ils font suite à des lésions du système nerveux autonome pelvien : par infiltration directe de ces structures par les lésions endométriosiques ou par traumatismes chirurgicaux lors de l’exérèse des lésions (notamment en cas de résection des ligaments utérosacrés, du rectum ou du vagin). Il s’agit principalement de troubles de la sensibilité et de la vidange vésicale. Ces troubles peuvent impacter la qualité de vie des patientes et être responsables de complications à plus long terme (infections urinaires à répétition sur un résidu post-mictionnel persistant ou troubles de la statique pelvienne du fait d’efforts de poussée chroniques). Il est donc important de les rechercher par un interrogatoire bien conduit ou à l’aide de questionnaires standardisés, afin de pouvoir les prendre en charge précocement. Différents traitements médicamenteux ont été proposés, tels que les parasympathomimétiques ou les prokinétiques, dont l’efficacité n’a pas été démontrée. La neuromodulation du plexus hypogastrique supérieur, pour le traitement des atonies vésicales réfractaires avec rétention urinaire persistante après chirurgie, semble être une piste intéressante mais devra être confirmée par des études de plus grande ampleur. À ce jour, le traitement de référence des rétentions urinaires après chirurgie reste la réalisation d’auto-sondages. En terme de prévention, des techniques chirurgicales de préservation nerveuse ont été développées afin de limiter les lésions peropératoires des plexus nerveux pelviens et diminuer la morbidité postopératoire.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Summary

Lower urinary tract disorders in case of deep endometriosis are common (up to 50 % of patients), although often masked by pelvic pain. They result from damage to the pelvic autonomic nervous system by direct infiltration of these structures by endometriotic lesions or surgical trauma (especially in resection of the uterosacral ligaments, rectum or vagina). These are mainly sensory disturbances and bladder voiding dysfunction. They impact quality of life and could be responsible for long-term complications (recurrent urinary tract infections on a persistent residual urine or pelvic floor disorders due to chronic thrusting). It is therefore important to diagnose and treat early these troubles by well-conducted interviews or standardized questionnaires. Different drug treatments have been proposed, such as cholinergics or prokinetics, but their effectiveness has not been demonstrated yet. Neuromodulation of the superior hypogastric plexus for treatment of refractory atonic bladder with persistent urinary retention after surgery seems promising but should be confirmed by further studies. To date, standard treatment of urinary retention after surgery remains self-catheterization. In terms of prevention, surgical nerve sparing techniques have been developed in order to minimize intraoperative injury of pelvic nerve plexus and reduce postoperative morbidity.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Troubles fonctionnels urinaires, Endométriose profonde, Nerve sparing surgery, Prévention

Keywords : Urinary functional disorders, Deep endometriosis, Nerve sparing surgery, Prevention


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Vol 43 - N° 6

P. 431-442 - juin 2014 Retour au numéro
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