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A-01: Infection par le VIH et consommation de produits dans le cadre sexuel : expérience d’un centre de santé sexuelle - 25/06/14

Doi : 10.1016/S0399-077X(14)70084-8 
C. Fontaine 1, N. Pierre 1, M. Ohayon 1
1 Centre de santé sexuelle 190, Paris, France 

Résumé

Introduction – objectifs

Notre structure accueille principalement des homosexuels masculins ayant des conduites sexuelles à risque pour des dépistages des infections sexuellement transmissibles et/ou un suivi de l’infection VIH. De plus en plus d’usagers du centre demandent à être pris en charge pour des consommations problématiques de produits psychotropes dans le cadre sexuel.

Matériels et méthodes

Cette prise en charge est assurée par un médecin addictologue (0,5 journée par semaine) et une psychologue sexologue (2,5 journées par semaine). L’étude quantitative rétrospective porte sur les patients ayant eu une première consultation pour un problème addictologique dans le cadre sexuel entre le 1er avril 2013 et le 11 février 2014. Les données ont été analysées à partir du logiciel de suivi du centre (International Cross Talk).

Résultats

Pendant la période étudiée, 26 patients ont consulté pour ce motif, tous homosexuels masculins, et âgés en moyenne de 39 ans. Parmi les motifs de consultation, 14 (54 %) concernaient le « slam » (injection de produits psychostimulants dans le cadre sexuel). Les autres motifs principaux de consultation (n=12, 46 %) concernaient l’alcool, la cocaïne ou la méphédrone en sniff, le GBL, le poppers, et/ou les pratiques sexuelles. Dans cette cohorte, 54 % (n=14) des patients était infecté par le VIH dont 92 % (n=13) dans la population pratiquant le « slam ». Dans cette population, la moitié des patients (n=7) ont eu des complications infectieuses liées à ces pratiques (infection VHC (n=5), infection VIH (n=1) et abcès cutanés (n=2)).

Conclusion

Les demandes de prise en charge addictologique dans le cadre sexuel sont fréquentes dans notre centre de santé. Le « slam » touche en très grande majorité des patients infectés par le VIH avec de potentielles sévères complications médicales et psychosociales nécessitant une prise en charge.

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Vol 44 - N° 6S

P. 19 - juin 2014 Retour au numéro
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