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A-22: La généralisation des TROD VIH ne risque-t-elle pas d’augmenter le sous-diagnostic des hépatites virales ? - 25/06/14

Doi : 10.1016/S0399-077X(14)70105-2 
F. Louni 1, S. Le Gac 1, S. Rumi 1, A. Lefebfre Roque 1, Y. Yazdanpanah 1, E. Bouvet 1
1 GHU Paris Nord Val-de-Seine, Paris, France 

Résumé

Introduction – objectifs

Évaluer le taux de remise des marqueurs des hépatites virales chez les personnes (pers) ayant eu un Test Rapide d’Orientation Diagnostique (TROD) au VIH dans un Centre de Dépistage Anonyme et Gratuit (CDAG) d’une COREVIH.

Matériels et méthodes

Enquête rétrospective à partir des données recueillies en 2012 et 2013 au moyen d’une grille standardisée concernant les pers ayant eu un TROD VIH associé à des sérologies hépatiques. Test du χ2 pour les analyses statistiques.

Résultats

La proportion de TROD VIH sur l’ensemble des pers ayant eu un dépistage en 2012 est de 11 % (561/5 341) et 26 % (1 264/4 842) en 2013, soit une augmentation de 56 %. Les prescriptions des marqueurs des hépatites (résultats sous 5 jours) associées aux TROD (résultat immédiat) augmentent en proportion de 70 % (393/561) en 2012 à 85 % (1 073/1 264) en 2013 (p<0,001). Les résultats sérologiques non rendus aux pers en 2013 sont de 36 % (389/1 073) chez ceux ayant eu un TROD et 10 % (481/4 842) chez ceux ayant eu un dépistage classique (p<0,001). Parmi les 389 pers non revenues, 1,5 % (6/389) ont une antigénémie HBs positive et 1,0 % (4/389) une sérologie VHC positive.

Conclusion

Cette étude menée sur notre territoire montre que l’augmentation de co-prescriptions TROD/sérologies hépatiques accentue significativement la non remise des résultats des hépatites et de ce fait le nombre de pers porteuses non informées de leur infection. Il apparaît donc indispensable pour répondre aux missions des CDAG d’adapter les prescriptions de TROD VIH, dans l’attente de la disponibilité des tests rapides VHB, VHC, en les limitant aux cas sans indication à d’autres dépistages en dehors d’une demande express des pers, et d’insister auprès des médecins du CDAG pour qu’ils les sensibilisent à l’importance des résultats des autres examens.

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Vol 44 - N° 6S

P. 24 - juin 2014 Retour au numéro
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  • A. Adenis, M. Nacher, C. Aznar, B. Carme, P. Couppié

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