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A-24: Modification de la thérapie antirétrovirale en alternative au traitement par statines pour les patients séropositifs pour le VIH présentant un risque cardiovasculaire bas ou intermédiaire : l’essai prospectif ETRALL - 25/06/14

Doi : 10.1016/S0399-077X(14)70107-6 
T. Doco-Lecompte 1, L. Ciaffi 1, M. Cavassini 2, D. Genné 3, C. Delhumeau-Cartier 1, R. Spycher Elbes 1, A. Calmy 1
1 Hôpital universitaire de Genève, Genève, Suisse 
2 Centre hospitalier universitaire de Lausanne, Lausanne, Suisse 
3 Hôpital de La Chaux de Fonds, La Chaux de Fonds, Suisse 

Résumé

Introduction – objectifs

Évaluer si le remplacement d’un inhibiteur de protéase boosté par du ritonavir (IP/r) ou de l’éfavirenz (EFV), par de l’étravirine (ETR) dispense d’un traitement par statines les patients infectés par le VIH et dyslipidémiques.

Matériels et méthodes

Étude pilote en ouvert, multicentrique, conduite durant 12 semaines. Ont été inclus les patients sous traitement antirétroviral (ARV), ayant une charge virale < 50 copies/ml et sous statine. La statine était d’abord interrompue pendant 4 semaines. À S4, seuls les patients ayant un LDL cholestérol (LDLc) ≥ 3mmol/L recevaient ETR à la place de EFV ou de l’IP/r. Le critère de jugement primaire était la proportion de patients n’ayant plus d’indication aux statines après 8 semaines de traitement par ETR (S12 de l’étude). Le critère de jugement secondaire était les modifications du profil lipidique à S12.

Résultats

Nous avons inclus 31 patients (81 % d’hommes, âge médian 52 ans). À S4, 29 (94 %) présentaient un LDL-c ≥ 3mmol/L les qualifiant pour la modification des ARV, 27 ont débuté l’ETR. Chez ces derniers, a été observée une baisse significative du cholestérol total (−0,88mmol/L, IQ – 1,38 – – 0,31), du LDL-c (−0,49mmol/L IQ −1,16–0,17) et des triglycérides (– 0,51mmol/L IQ - 1,16- – 0,06) entre S4 et S12. Quinze (56 %) de ces patients n’avaient plus d’indication à une statine (p=0,0001).

Conclusion

La modification du traitement ARV a permis d’éviter l’adjonction d’une statine chez plus de la moitié des patients VIH présentant un risque cardiovasculaire bas ou interméd.

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Vol 44 - N° 6S

P. 25 - juin 2014 Retour au numéro
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  • M. Flamant, S. Kolta, J.-P. Haymann, J. Cabane, G. Chene, X. Duval, F. Raffi

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