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A-29: Arrêts de traitement par rilpivirine/emtricitabine/ténofovir disoproxil en un comprimé lors des switchs pour simplification chez des patients VIH bien contrôlés - 25/06/14

Doi : 10.1016/S0399-077X(14)70112-X 
M. Poupard 1, S. Ferreira 1, A. Boussairi 1, B. Frison 1, C. Charpentier 1, M.-A. Khuong-Josses 1
1 Hôpital Delafontaine, Saint-Denis, France 

Résumé

Introduction – objectifs

Décrire le changement de régime antirétroviral pour la rilpivirine (RPV) sous format STR* réalisés dans un service de suivi ambulatoire de patients infectés par le VIH.

Matériels et méthodes

Étude rétrospective de tous les switchs réalisés entre 09/2012 et 11/2013 d’un régime d’antirétroviraux quel qu’il soit à la RPV en STR. Cette étude a été réalisée dans un service de suivi ambulatoire de patients infectés par le VIH en région parisienne.

Résultats

Quatre-vingt-huit patients, d’âge médian 39 ans, ont été mis sous RPV-STR, dont 62 % de femmes, 70 % originaires d’Afrique Sub-Saharienne et 75 % en stade OMS A. En moyenne le switch a eu lieu après 2,7 lignes de traitement sur une durée médiane de 5 ans. En majorité le traitement précédent le changement est basé sur un inhibiteur de protéase (65 %). Au moment du changement tous les patients étaient en charge virale indétectable et la médiane des CD4 était de 569/mm3. Les raisons du switch étaient la simplification du traitement (83 %) ou l’intolérance (17 %).

Pour 17 patients (19 %), le traitement à base de RPV a été arrêté à 6 mois en moyenne. Les causes de l’arrêt étaient : intolérance (29 %) avec signes digestifs et/ ou neuro-psychologiques, grossesse (23 %), observance insuffisante (12 %), baisse de la fonction rénale (17 %), et autres causes diverses (19 %).

En termes d’arrêt du traitement par RPV-STR, il n’y a pas de différence (p=0,70) entre les deux prescripteurs du service, médecin 1 (24 % d’arrêt) versus médecin 2 (28 %).

Conclusion

Un nombre notable d’arrêts est observé dans un suivi standard de patients bien contrôlés après switch vers STR contenant de la RPV. Ces résultats nous engagent à une surveillance particulière de la tolérance de ce traitement.

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Vol 44 - N° 6S

P. 26 - juin 2014 Retour au numéro
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