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A-38 Pour une moindre fréquence du dosage des CD4 : qu’en pensent les patients ? - 25/06/14

Doi : 10.1016/S0399-077X(14)70121-0 
M.-P. Poupard 1, C.-C. Charpentier 1, M.A.K. Khuong 1
1 Hôpital Delafontaine, Saint-Denis, France 

Résumé

Introduction – objectifs

Plusieurs études récentes questionnent la nécessité de continuer à réaliser plusieurs fois par an une numération des CD4 chez les patients ayant une charge virale (CV) indétectable au long cours. Nous avons interrogé les patients pour évaluer leur ressentir, ainsi que leur connaissance sur leur suivi biologique.

Matériels et méthodes

Enquête prospective d’opinion réalisée par questionnaire administré par le médecin à tous les patients ayant des CD4 > 300mm3 et une CV indétectable.

Résultats

Au total 126 patients dont 53 % de femmes ont répondu au questionnaire, 65 % des patients sont originaires d’Afrique sub-saharienne. La moyenne d’âge est de 43 ans. Les patients sont infectés depuis en moyenne 11 ans, sous traitement depuis 8,8 ans, 66 % sont au stade A, 24 % au stade C. Les derniers CD4 sont en moyenne à 652/mm3.

Un tiers (31 %) seulement des patients interrogés savent expliquer ce que sont les CD4 ; 46 % savent donner un chiffre approximatif de CD4 correct et 67 % des patients savent que les CD4 « c’est bien quand ça monte ».

La moitié (50 %) des patients sait expliquer approximativement ce qu’est la CV et 55 % savent donner leur résultat de CV.

Seul 34 % des patients se disent d’accord pour ne doser les CD4 qu’une fois par an, 17 % ne se prononcent pas, 49 % sont contre un dosage annuel des CD4, particulièrement les hommes (ns – p=0,3), les européens (80 % sont contre, p=0,05), et les patients en stade avancé (ns – p=0,2).

Parmi ceux qui savent expliquer ce que sont les CD4, 59 % sont contre le fait de moins les doser, parmi ceux qui ne savent pas expliquer, ils restent 45 % à être contre.

Parmi les patients ayant une CV indétectable depuis le plus longtemps, seuls 37 % seraient d’accord pour moins doser les CD4 (p=0,4).

Conclusion

Diminuer la fréquence de dosages des CD4 dans notre population de patients semble plutôt mal accepté et nécessitera une argumentation par leur médecin.

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Vol 44 - N° 6S

P. 28 - juin 2014 Retour au numéro
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