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C-06: Encéphalites à chikungunya virus : mythe ou réalité ? - 25/06/14

Doi : 10.1016/S0399-077X(14)70132-5 
P. Gérardin 1, M. Bintner 1, D. Ramful 2, V. Boisson 1, P. Tournezbize 1, D. Malvy 3, A. Michault 1
1 CHU Sud, Saint-Pierre, La Réunion, France 
2 CHU Nord, Saint- Denis, La Réunion, France 
3 CHU, Bordeaux, France 

Résumé

Introduction – objectifs

Dans un but d’échanges d’expérience, les collègues antillais étant actuellement confrontés à la première émergence du chikungunya (CHIKV) dans les Caraïbes, nous vous rappelons les arguments épidémiologiques, cliniques et radiologiques pour ou contre la nature neutropique du CHIKV, celle-ci restant sujette à controverses.

Matériels et méthodes

Synthèse des données acquises lors de l’épidémie 2005-2006 à l’île de La Réunion, à partir de différentes sources (cohortes hospitalières des services de réanimation, neurologie et maladies infectieuses, la cohorte CHIMERE (CHIkungunya MERe-Enfant). Classement des encéphalites de l’adulte et de l’enfant selon les critères SPILF 2007, du nouveau-né selon les critères modifiés de l’ABN/BPAII (G. B).

Résultats

En population, l’incidence néonatale de l’encéphalite était de 163/100 000, de 18/100 000 chez l’enfant et de 8/100 000 chez l’adulte (> deux tiers survenant après l’âge de 65 ans), soient des taux supérieurs à ceux enregistrés dans les enquêtes sur les encéphalites de toute cause. Chez le nouveau-né, la chimie et la cytologie du LCR étaient le plus souvent dans les limites de la normale, le diagnostic étant porté directement (fœtus), ou en présence d’images d’oedème parenchymateux à l’IRM (séquences pondérées en diffusion) chez le nouveau-né. Chez l’adulte, le LCR était perturbé dans 100 % des cas, l’imagerie restant en règle générale non spécifique. La létalité était nulle chez le nouveau-né, de l’ordre de 20 % chez l’enfant et de 28 % chez l’adulte. Aucune autopsie ne permettait de déceler le tropisme cellulaire du virus au niveau du parenchyme cérébral.

Conclusion

En dépit d’arguments épidémio-cliniques en faveur de l’encéphalite, les éléments réunis dans ces différents travaux sont actuellement insuffisants pour plaider la nature primitivement neurotropique du CHIKV.

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Vol 44 - N° 6S

P. 32 - juin 2014 Retour au numéro
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