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C-07: Rhumatismes post-chikungunya : intérêt du traitement précoce par méthotrexate des formes inflammatoires chroniques - 25/06/14

Doi : 10.1016/S0399-077X(14)70133-7 
E. Javelle 1, A. Ribera 2, I. Degasne 2, F. Simon 1
1 Hôpital d’instruction des armées Laveran, Marseille, France 
2 CHU Félix-Guyon, Saint-Denis, La Réunion, France 

Résumé

Introduction – objectifs

Les troubles musculo-squelettiques (TMS) persistant après un chikungunya (CHIK) sont polymorphes, avec de rares rhumatismes inflammatoires chroniques (RIC) comme la polyarthrite rhumatoïde (PR) ou les spondylarthropathies (SP). Les rhumatologues de la Réunion ont identifié d’authentiques RIC au sein de leur cohorte post-CHIK et, de manière pragmatique, leur ont appliqué les recommandations thérapeutiques-méthotrexate (MTX) en 1re ligne- au vu du pronostic articulaire. L’objectif est l’étude de l’efficacité du MTX dans les RIC post-CHIK.

Matériels et méthodes

Tous les patients pris en charge par l’équipe rhumatologique de Saint-Denis entre décembre 2005 et mai 2012 pour TMS persistants (> 4 mois) après un CHIK avéré ont été étudiés. Les RIC ont été classés en PR (ACR/EULAR 2010), SP (critères ESSG) ou polyarthrite indifférenciée (PI) si au moins 3 arthrites récurrentes. Dans ces RIC, le MTX était déclaré inefficace s’il y avait nécessité d’association ou changement de traitement.

Résultats

Sur 159 patients inclus, 122 étaient naïfs de TMS avant le CHIK : 28 souffraient de polyalgies chroniques et 94 remplissaient les critères de RIC : 40 PR (12 avec anti CCP), 33 SP (15 avec psoriasis), et 21 PI. Soixante douze RIC, incluant les 31 avec destructions radiographiques, ont été traités par MTX. Pour 44/72 le MTX était efficace, sans différence avec le groupe inefficace en termes d’âge, de genre, ou de type de RIC. L’efficacité du MTX était significativement associée à son instauration dès la première année d’évolution du rhumatisme (p=0,034).

Conclusion

Parmi les TMS post-CHIK, les RIC relèvent d’un traitement précoce par MTX, entre le 4e et le 12e mois d’évolution. L’origine post-infectieuse ne doit pas retarder ce traitement spécialisé.

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Vol 44 - N° 6S

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