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C-04: La rage humaine : états des lieux - 25/06/14

Doi : 10.1016/S0399-077X(14)70130-1 
L. Badaoui 1, G. Dabo 1, M. Sodqi 1, L. Marih 1, A. Chakib 1, K. Marhoum El filali 1
1 CHU Ibn Rochd, Casablanca, Maroc 

Résumé

Introduction – objectifs

La rage reste encore une anthropozoonose qui sévit au Maroc malgré la présence d’un programme nationale de lutte contre la rage. De nouveaux cas de rage humaine sont rapportés chaque année. Le but de travail était d’étudier les aspects épidémio-clinique de l’encéphalite rabique.

Matériels et méthodes

Il s’agit d’une Étude rétrospective descriptive déroulé dans le service de maladies infectieuses de Casablanca entre 2008 et 2013. Ont été inclus tous les cas d’encéphalite rabique qui ont été diagnostiqués et confirmés par la biologie et en post mortem par technique d’immunofluorescence directe.

Résultats

Nous avons colligé 16 cas de rage humaine. L’âge moyen était de 42,4 ans [15,66]. Le sexe masculin a prédominé (12H/4F). La majorité des patients résidaient dans la province d’El Jadida soit 7 cas (43,75 %). Les chiens errants étaient le vecteur de transmission dans tous les cas. Parmi les patients, deux (12,5 %) avaient bénéficié après morsure de chien d’une vaccination antirabique qui était incomplète. Les morsures siégeaient au niveau des membres supérieurs dans 9 cas, le membre inferieur dans 7 cas. Le délai moyen entre la morsure et l’apparition des signes d’encéphalite était de 97 jours [1 mois, 8 mois]. La présentation clinique était polymorphe : il s’agissait de la forme furieuse dans 12 cas (75 %) et de la forme paralytique dans 4 cas (25 %). La recherche de l’antigène rabique par immunofluorescence directe dans la salive, sécrétions pharyngées, les urines et le LCR était positive chez 100 % des patients. L’évolution a été marquée par le décès dans tous les cas. Le délai moyen entre l’admission et le décès de 2 jours

Conclusion

La rage reste un problème de santé publique au Maroc. Une lutte efficace contre cette anthropozoonose implique des mesures médicales et sanitaires

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Vol 44 - N° 6S

P. 32 - juin 2014 Retour au numéro
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