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E-12: Infections à S. lugdunensis : une bactérie virulente ? - 25/06/14

Doi : 10.1016/S0399-077X(14)70152-0 
X. Argemi 1, D. Keller 2, Y. Hansmann 1, P. Riegel 3, G. Prévost 2, A. Masseron 2
1 Nouvel Hôpital Civil, Strasbourg, France 
2 Faculté de médecine, EA7290, Strasbourg, France 
3 Laboratoire de bactériologie, Strasbourg, France 

Résumé

Introduction – objectifs

S. lugdunensis est un staphylocoques à coagulase négative (SCN) responsable d’infections sévères évocatrices de celles observées avec S. aureus faisant suspecter la présence de facteurs de virulence.

Objectif

établir le profil clinique/microbiologique des infections à S. lugdunensis sur un échantillon de 21 patients.

Matériels et méthodes

Étude rétrospective. Comparaison de 2 groupes : groupe infection (I) VS groupe contamination (C). Analyse spectrométrique pour l’identification et le typage bactérien (recherche de clusters). Recherche d’une coagulase libre, liée et d’une activité hémolytique synergique.

Résultats

Vingt souches analysées issues de : 4 septicémies, 1 arthrite, 5 abcès et 10 contaminations : âge moyen des patients : 61 ans, principale comorbidité : cancer solide (3/10), 100 % de guérisons. Identification spectrométrique de 100 % avec des scores supérieurs à 2. Absence de clusters identifiables. Tests de virulence : 6/10 du groupe I produisent une coagulase liée, contre 1/10 du groupe C. Aucune souche ne produit de coagulase libre. 21/21 souches produisent une hémolyse synergique avec S. intermedius, mais aucune avec un streptocoque du groupe B. 19/21 souches induisent une hémolyse de GR humains et 10/21 sur GR de moutons.

Conclusion

Notre étude décrit la présentation clinique de 10 tableaux d’infections à S. lugdunensis et la présence de facteurs de virulence potentiels chez S. lugdunensis comme la coagluase (protéine de liaison au fibrinogène chez S. aureus et probable facteur de virulence dans les endocardites infectieuses). Toutes les souches expriment une toxine apparentée à la β-hémolysine, mais pas de δ-hémolysine. Elles sont presque toutes hémolytiques sur GR humains, ce qui est très inhabituel pour un SCN sans différence pourtant entre les groupes I et C.

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Vol 44 - N° 6S

P. 39 - juin 2014 Retour au numéro
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