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K-01: Tuberculose pulmonaire : intérêt du scanner de fin de traitement - 25/06/14

Doi : 10.1016/S0399-077X(14)70206-9 
C. Fock-Yee 1, F. Méchaï 1, D. Bouvry 1, O. Bouchaud 1, M. Brauner 1, P.-Y. Brillet 1
1 CHU Avicenne, Bobigny, France 

Résumé

Introduction – objectifs

Évaluer l’apport d’un scanner thoracique en fin de traitement antituberculeux. Étudier les facteurs prédictifs de persistance de signes d’activité (cavités à parois épaisses +/- nodules centrolobulaires) et de lésions séquellaires bronchiques en fin de traitement.

Matériels et méthodes

Étude comparative rétrospective au CHU Avicenne d’octobre 2006 à mars 2012 par trois radiologues des scanners thoraciques pour tuberculose pulmonaire réalisés au début et à la fin du traitement.

Résultats

L’étude a porté sur 56 patients dont 43 (77 %) hommes. Six patients étaient VIH+ (11 %). La persistance de signes d’activité radiologique résiduelle (ARR) en fin de traitement était retrouvée chez 24 patients asymptomatiques sur 56 (43 %) et était associée significativement à la présence initiale de cavités (p=0,03), de micronodules (p=0,022) et d’une atteinte bronchique sous segmentaire. Les symptômes cliniques et l’immunodépression n’étaient pas associés significativement à une ARR. Des séquelles bronchiques, retrouvées chez 36 patients sur 56 (64 %), avaient pour facteurs prédictifs initiaux les cavités (p=0,003), les condensations (p=0,004), les micronodules (p=0,03) et une atteinte bronchique initiale à type de DDB (p<0,001) mais aussi la toux (p=0,01) et le tabagisme (p=0,014). Un scanner thoracique à distance (18,5+/-9,1 mois post traitement) a été réalisé chez 4 patients avec ARR en fin de traitement. Les signes d’activité avaient disparu chez tous les patients.

Conclusion

La présence isolée de signes d’ARR en fin de traitement témoigne probablement le plus souvent d’un retard radioclinique et ne doit pas faire prolonger le traitement par le clinicien. Le scanner thoracique peut néanmoins servir d’imagerie de référence en situation de rechute tuberculeuse, d’hémoptysie, de surinfection bactérienne ou de greffe aspergillaire.

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Vol 44 - N° 6S

P. 57 - juin 2014 Retour au numéro
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