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K-08: Tuberculose : déterminants de la perte de vue - 25/06/14

Doi : 10.1016/S0399-077X(14)70213-6 
A. Charmillon 1, N. Vignier 1, O. Bouchaud 1, F. Méchaï 1
1 Service des maladies infectieuses, CHU Avicenne, Bobigny, France 

Résumé

Introduction – objectifs

Mettre en évidence les facteurs de risque d’être perdu de vue (PDV) à 6 mois de traitement d’une tuberculose (TB). Évaluer l’impact de l’infection VIH dans le suivi de la TB.

Matériels et méthodes

Étude rétrospective monocentrique observationnelle de janvier 2009 à décembre 2011. Analyse des facteurs sociodémographiques, cliniques et thérapeutiques à 6 mois de traitement des patients VIH + et – hospitalisés pour une TB pulmonaire ou extra-pulmonaire.

Résultats

L’étude a porté sur 165 patients dont 20 (12,1 %) étaient infectés par le VIH. À 6 mois de traitement, 42 (25,6 %) patients étaient PDV. L’origine géographique et la durée de séjour en France n’influaient pas sur le taux de PDV (p=0,9). De même, ceux vivant en situation de précarité ou ayant 1 à 2 addictions ou des effets secondaires sous traitement n’étaient pas plus PDV. En revanche, on constatait significativement moins de PDV chez les patients plus âgés (39 ans [16-88] en moyenne contre 33,9 [24-58] (p=0,01) et ceux ayant une TB disséminée (p=0,04), une éducation thérapeutique (ETP) (p=0,01), une DOT (directly observed therapy) (p=0,03) ou ayant bénéficié de soins de suite et de réadaptation (p=0,03). La durée d’hospitalisation pour TB chez les patients VIH+ versus VIHétait plus longue : 25,8 jours en moyenne [4-74] contre 14,3 jours [2-55] (p=0,003) mais ils n’avaient pas plus d’effets secondaires sous traitement (p=0,24) et la proportion de PDV selon le statut VIH ne différait pas : respectivement 5 (25,0 %) contre 37 (25,7 %) (p=0,94).

Conclusion

Dans notre étude, le taux de PDV est plus élevé que la moyenne nationale. Le fait d’être VIH+ ne semble pas influer sur le risque d’être PDV, de même que l’origine géographique ou les conditions socioéconomiques. Un accompagnement thérapeutique prolongé et renforcé est utile et bénéfique pour diminuer le risque de récurrences voire de TB multirésistantes.

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Vol 44 - N° 6S

P. 59 - juin 2014 Retour au numéro
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