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L-13: La brucellose humaine en France de 2004 à 2013 - 25/06/14

Doi : 10.1016/S0399-077X(14)70228-8 
A. Mailles 1, B. Garin-Bastuji 2, M. Maurin 3, J.-P. Lavigne 4, V. Vaillant 5
1 InVS, Saint-Maurice, France 
2 ANSES, Maisons-Alfort, France 
3 CHU Grenoble, Grenoble, France 
4 CHU Nimes, Nimes, France 
5 InVS, Saint-Maurice, France 

Résumé

Introduction – objectifs

La brucellose est une maladie à déclaration obligatoire depuis 1952. L’objectif est de suivre les tendances de la maladie et de détecter les cas groupés et évènements inhabituels. Nous rapportons les résultats de la surveillance de 2004 à 2013.

Matériels et méthodes

Un cas est défini par des symptômes évocateurs associés à une confirmation biologique. Les souches de Brucella sont caractérisées par le CNR, et les diagnostics sérologiques confirmés par le laboratoire associé au CNR. Des données épidémiologiques, cliniques et biologiques sont recueillies pour chaque cas.

Résultats

Deux cent quarante-neuf cas ont été déclarés, d’âge médian 52 ans (1–84) et de sexe ratio H/F = 1,6, représentant une tendance annuelle stable. Parmi eux, 210 cas (84 %) étaient importés, 38 étaient autochtones et 1 d’origine indéterminée ; 45 cas appartenaient à 11 clusters (2 à 6 cas), et 16 travaillaient dans un laboratoire de bactériologie et s’étaient contaminés en manipulant les prélèvements d’un cas « index ». Deux clusters ont généré des alertes au risque de réémergence de la brucellose en France. Trois infections à B. suis biovar 2 identifiées chez des patients souffrant de pathologies immunosuppressives ou débilitantes ont constitué des diagnostics exceptionnels au regard de la littérature.

Conclusion

La surveillance de la brucellose en zone officiellement indemne de brucellose animale doit rester une priorité en raison du risque de réémergence, du diagnostic possible de forme chronique chez des patients infectés anciennement, et du risque pour les biologistes manipulant les échantillons cliniques. La reconnaissance récente de la pathogénicité de B. suis biovar 2 chez les personnes immunodéprimées justifie des recommandations spécifiques en cas d’exposition à risque pour ces patients.

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Vol 44 - N° 6S

P. 63 - juin 2014 Retour au numéro
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