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L-21: Traitement par pentamidine IV des leishmanioses cutanées au retour des Guyanes - 25/06/14

Doi : 10.1016/S0399-077X(14)70236-7 
M. Machado 1, P. Caraux-Paz 1, O. Patey 1
1 CHIV, Villeneuve Saint Georges, France 

Résumé

Introduction – objectifs

La leishmaniose cutanée à L. guyanensis est la 2e forme de leishmaniose observée en France métropolitaine, et fait partie des indications de la pentamidine IV en 1re intention. Toutefois, ce traitement est réputé peu maniable, et il existe peu de données sur les protocoles et résultats de prise en charge utilisés dans les services de l’Hexagone.

Matériels et méthodes

Nous présentons 5 patients suivis entre 2012 et 2013 pour leishmaniose cutanée au retour du plateau des Guyanes. Nous avons analysé rétrospectivement les méthodes diagnostiques ainsi que les modalités, la tolérance et l’efficacité d’un traitement par pentamidine IV à une dose comprise entre 4 et 7mg/kg, répétée à 48–72h

Résultats

Quatre patients avaient séjourné en Guyane française, et un au Venezuela. Tous ont eu un prélèvement cutané, avec : examen direct chez 5 patients (3 positifs), PCR chez 4 patients (3 positifs), séquençage pour diagnostic d’espèce chez 2 patients (positifs à L. guyanensis). La pentamidine a été administrée en IV en hôpital de jour, et n’a provoqué que des effets secondaires transitoires : paresthésies faciales (3/5), rhinorrhée (3/5), dysgueusie (2/5). Il n’a pas été observé d’effet indésirable grave ou retardé, notamment pancréatique ou cardiaque. Les lésions ont régressé totalement en moins de 3 mois pour 4 des patients.

Conclusion

Le genre Leishmania a été aisément confirmé (5/5) par examen direct ou PCR et le diagnostic d’espèce a été obtenu de façon inconstante (2/5). Dans ces formes cutanées présumées ou confirmées à L. guyanensis la pentamidine IV s’est révélée un traitement facile à mettre en œuvre, efficace et bien toléré. Par ailleurs, ces cas rappellent que le diagnostic devrait être évoqué systématiquement devant des lésions cutanées et un contexte évocateurs, et que les mesures préventives doivent être renforcées en amont.

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Vol 44 - N° 6S

P. 65 - juin 2014 Retour au numéro
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