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M-02: Surprescription d’antibiotiques chez la personne âgée aux urgences : exemple d’amoxicilline/acide clavulanique (AAC) - 25/06/14

Doi : 10.1016/S0399-077X(14)70239-2 
S. Ouar-Epelboin 1, A. Hutin 1, B. Renaud 1, M. Khellaf 1, L. Epelboin 2
1 Centre hospitalier Henri-Mondor, Créteil, France 
2 Groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière, Paris, France 

Résumé

Introduction – objectifs

Le bon usage des antibiotiques est essentiel chez les personnes âgées (PA). Leur prescription est souvent initiée au service d’accueil des urgences (SAU). L’objectif de notre étude était d’évaluer la prescription d’antibiotiques chez la PA aux urgences, en prenant l’exemple de l’AAC qui est l’antibiotique le plus prescrit dans les hôpitaux français.

Matériels et méthodes

Une étude monocentrique rétrospective a été menée au SAU entre janvier et novembre 2012. Tous les patients ayant reçu AAC ont été inclus et séparés en 2 groupes (jeunes < 75 ans et PA ≥ 75 ans) qui ont été comparés.

Résultats

Sur la période d’étude, 41 638 patients ont été admis au SAU. Parmi eux, 6 669 étaient âgés de plus de 75 ans (16 %), 581 avaient reçu AAC (1,4 %). La prescription d’AAC était 5 fois plus fréquente chez les personnes agées (OR 5,2, p<0,001) : 284 dans le groupe des PA (49,7 % des prescriptions d’AAC et 4,2 % des PA) et 297 dans le groupe jeune (50,3 % des prescriptions d’AAC et 0,8 % des jeunes). Le sexe féminin, les infections respiratoires, l’hyperleucocytose et l’hospitalisation étaient significativement plus fréquentes chez les PA recevant AAC, alors que l’AAC en traitement prophylactique était plus fréquent chez les jeunes. La fièvre et l’hyperleucocytose n’étaient pas moins fréquentes chez les PA quand on ajustait sur le caractère curatif du traitement.

Conclusion

Il existe une surprescription d’AAC chez les PA > 75 ans qui peut être expliquée par la fréquence plus élevée des infections respiratoires, mais aussi par les multiples cormorbidités de cette population et la difficulté du diagnostic d’infection chez les PA, surtout au SAU. L’antibiothérapie de 1re ligne doit être particulièrement rigoureuse chez la PA pour éviter antibiothérapie inutile ou inappropriée, échecs thérapeutiques et émergence de résistances.

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Vol 44 - N° 6S

P. 66 - juin 2014 Retour au numéro
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