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M-06: Prise en charge hospitalière des échecs de l’antibiothérapie de ville : expérience d’un service de maladies infectieuses - 25/06/14

Doi : 10.1016/S0399-077X(14)70243-4 
H. Boussaid 1, H. Ben Brahim 1, A. Aouam 1, C. Loussaief 1, A. Toumi 1, M. Chakroun 1
1 CHU Fattouma-Bourguiba, Monastir, Tunisie 

Résumé

Introduction – objectifs

La consommation d’antibiotiques en ville est en augmentation permanente. Nous nous proposons dans ce travail d’étudier les causes d’échec d’une antibiothérapie de ville.

Matériels et méthodes

Étude rétrospective portant sur tous les malades hospitalisés suite à un échec d’une antibiothérapie prescrite en ville durant la période allant du 1er janvier 2010 au 31 décembre 2012. On a considéré comme échec, la persistance ou l’aggravation de la symptomatologie initiale après au moins 48 heures d’une antibiothérapie ambulatoire. On a considéré comme échec inclassable tout échec d’une antibiothérapie ambulatoire malgré une prescription adaptée.

Résultats

Trois cents cinquante cas d’échec étaient colligés représentant 19,7 % des admissions. L’échec était thérapeutique (n=220), non thérapeutique (n=40) et inclassable (n=90). Les échecs non thérapeutiques étaient secondaires à une pathologie infectieuse non bactérienne dans la majorité des cas (n=34). Les échecs thérapeutiques étaient d’ordre microbiologique (n=93), pharmacocinétique (n=124) et toxique (n=3). Les échecs thérapeutiques microbiologiques étaient secondaires à une antibiothérapie inadaptée au germe (n=67), une résistance bactérienne (n=22) et une surinfection (n=4). Les échecs thérapeutiques pharmacocinétique étaient liés à une durée courte du traitement (n=44), une voie d’administration inadaptée (n=29) et une posologie insuffisante (n=26). Les échecs étaient jugés inévitables dans 27 % des cas et évitables dans 73 % des cas. L’antibiothérapie prescrite en ville était responsable de la négativation des prélèvements bactériologiques dans 73,3 % des cas.

Conclusion

L’utilisation excessive des antibiotiques a abouti à l’émergence des résistances bactériennes. L’utilisation rationnelle de ces molécules est le seul garant de limiter l’extension de ce fléau.

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Vol 44 - N° 6S

P. 67 - juin 2014 Retour au numéro
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