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P-09: Prévalence et facteurs associés à l’infection à Chlamydia trachomatis suite à une campagne via internet - 25/06/14

Doi : 10.1016/S0399-077X(14)70298-7 
B. de Barbeyrac 1, D. Kersaudy-Rahib 2, S. de Diego 1, C. Le Roy 1, C. Bébéar 1, N. Lydie 2
1 Université de Bordeaux, INRA, CHU de Bordeaux, Bordeaux, France 
2 Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES), Saint-Denis, France 

Résumé

Introduction – objectifs

Afin d’accroitre le recours au dépistage de l’infection à Chlamydia trachomatis, l’INPES a expérimenté, du 3 septembre au 14 octobre 2012, un dispositif proposant, via internet, l’envoi d’un kit d’auto-prélèvement à domicile.

Matériels et méthodes

Les kits composés d’un uriswab à 3 éponges pour les hommes ou d’un écouvillon sec pour les femmes (Copan® diagnostic) étaient renvoyés par la poste au CNR, et analysés sur le cobas 4 800 (Roche® diagnostics).

Résultats

Au total, 7 215 jeunes de 18-24 ans, sexuellement actifs et résidant en métropole se sont vus proposés l’envoi d’un kit. 3 372 (46,7 %) ont accepté et parmi eux, 61,8 % l’ont retourné au CNR. 2 084 auto-prélèvements ont donc été analysés (1 299 chez les femmes ; 785 chez les hommes).

La prévalence était de 6,8 %, plus élevée chez les femmes (8,3 %) que chez les hommes (4,3 %, p<0,001). Chez les hommes, la prévalence est maximale parmi ceux qui ont déclaré plusieurs partenaires dans l’année : 7,8 % vs 1,3 % parmi les monopartenaires (p=0,001). Une même tendance est observée chez les femmes (14,4 % vs 3,5 %, p<0,001). Chez ces dernières, le nombre de partenaires au cours des trois derniers mois est également associé à une prévalence plus élevée passant de 3,3 % parmi les abstinentes à 15,3 % parmi les multipartenaires (p<0,001). Enfin, le taux d’infection augmente chez les non utilisatrices de préservatif lors du dernier rapport sexuel (5,2 % vs 9,5 %, p=0,01).

Conclusion

Ces résultats montrent que la proposition via internet d’un kit d’auto-prélèvement à domicile est bien acceptée par les jeunes et permet d’atteindre une population à forte prévalence de l’infection à C. trachomatis.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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Vol 44 - N° 6S

P. 84 - juin 2014 Retour au numéro
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  • O. Peuchant, C. Hocké, S. Frantz-Blancpain, C. Bébéar, B. de Barbeyrac
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  • C. Rapp, K. Toufik

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