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P-08: Infection sexuellement transmissible (IST) chez la jeune femme enceinte : faut-il dépister? - 25/06/14

Doi : 10.1016/S0399-077X(14)70297-5 
O. Peuchant 1, C. Hocké 2, S. Frantz-Blancpain 2, C. Bébéar 1, B. de Barbeyrac 1
1 CNR chlamydiae, CHU Bordeaux, Bordeaux, France 
2 CHU de Bordeaux, Bordeaux, France 

Résumé

Introduction – objectifs

Une étude monocentrique réalisée en 2011 chez les femmes enceintes se présentant pour un suivi de grossesse a montré une prévalence significativement plus élevée chez les femmes âgées de moins de 25 ans de l’infection à Chlamydia trachomatis et Mycoplasma genitalium, respectivement 7,9 % (13/165) et 2,4 % (4/165) alors qu’elle était de 1,4 % (12/ 839) et 0,5 % (4/839) chez les plus âgées. De plus, un antécédent d’interruption volontaire de grossesse (IVG) a été identifié comme un facteur de risque d’infection à M. genitalium. Aucune infection à Neisseria gonorrhoeae n’a été diagnostiquée. L’objectif était d’évaluer la prévalence de ces trois IST chez les femmes enceintes de moins de 25 ans consultant soit pour un suivi de grossesse pour lesquels aucun dépistage n’est recommandé à l’heure actuelle, soit pour une IVG, faisant l’objet d’un dépistage systématique.

Matériels et méthodes

Dans ces deux populations suivies en 2013, le diagnostic a été réalisé par PCR en temps réel, à partir d’un écouvillon vaginal.

Résultats

Au total, 138 femmes en suivi de grossesse et 760 venues en orthogénie ont été incluses. Les prévalences étaient de 13,8 % (19/138) et 14,7 % (112/760) pour C. trachomatis, de 0 % et 1,4 % (11/760) pour N. gonorrhoeae et 2,9 % (4/137) et 7,1 % (54/759) pour M. genitalium, respectivement dans les deux populations. La prévalence de l’infection à M. genitalium était significativement plus élevée (p=0,014) chez les patientes d’orthogénie.

Conclusion

Ces résultats montrent une prévalence élevée d’infection à C. trachomatis et M. genitalium chez la femme enceinte de moins de 25 ans dans les deux populations étudiées et justifieraient un dépistage systématique pour les femmes en suivi de grossesse. La prévalence élevée de l’infection à M. genitalium chez les patientes consultant en orthogénie incite à préciser son rôle dans la survenue d’infections post-abortum.

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Vol 44 - N° 6S

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  • B. de Barbeyrac, D. Kersaudy-Rahib, S. de Diego, C. Le Roy, C. Bébéar, N. Lydie

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