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Q-06: Mucormycoses post-traumatiques : étude nationale et revue - 25/06/14

Doi : 10.1016/S0399-077X(14)70311-7 
L. Lelièvre 1, D. Garcia-Hermoso 2, H. Abdoul 3, O. Lortholary 1, F. Lanternier 1
1 Hôpital Necker Enfants Malades, Paris, France 
2 Institut Pasteur, Paris, France 
3 Hôpital Cochin, Paris, France 

Résumé

Introduction – objectifs

Les traumatismes sont la première cause de mucormycose après les hémopathies malignes et le diabète. Toutefois, les données concernant les mucormycoses post-traumatiques (MPT) sont rares. L’objectif de notre étude était de décrire les caractéristiques cliniques, mycologiques et pronostiques des MPT.

Matériels et méthodes

À partir de la cohorte française « Retrozygo », nous avons comparé les cas de MPT aux autres formes de mucormycoses. Nous avons également revu tous les cas détaillés de la littérature rapportés entre 1993 et 2013.

Résultats

Comparées aux autres formes de mucormycoses de l’étude Retrozygo (n=85), les MPT (n=16) se distinguent par l’absence d’immunodépression sous-jacente (31 % vs 81 %, p<0,0001), la fréquence de la localisation cutanée (87 % vs. 7 %, p<0,0001), un délai de diagnostic plus court (4,5 vs. 21 jours ; p=0,0002), des espèces impliquées plus rares (Apophysomyces elegans complex et Saksenaea vasiformis), un recours au traitement chirurgical quasi systématique (94 % vs 47 %, p=0,0006), et une meilleure survie (87 % vs 48 % à 90 jours, p=0,03). L’analyse de la littérature a permis d’étudier 122 cas supplémentaires de MPT. Les traumatismes les plus fréquents étaient les accidents de la voie publique (37 %), les accidents domestiques (15,1 %) ou les catastrophes naturelles (13,4 %). Les symptômes apparaissaient après un délai médian de 9,5 jours après le traumatisme avec un aspect nécrotique décrit chez 76,2 % des patients. Une coinfection bactérienne était rapportée dans 41 % des cas. Enfin, près d’un quart des MPT étaient rapportés du Moyen – Orient ou d’Inde où Apophysomyces elegans était l’espèce prédominante.

Conclusion

Le diagnostic de mucormycose devrait être évoqué lors d’une infection post-traumatique. La mortalité est moindre que dans les autres formes de mucormycose mais la morbidité est élevée.

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Vol 44 - N° 6S

P. 88 - juin 2014 Retour au numéro
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