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Anisakiose et allergie : une association morbide négligée ? - 03/07/14

Doi : 10.1016/S1773-035X(14)72579-1 
Philippe Eldin de Pécoulas a, , André Paugam a, Patrice Bourée a
a Service de parasitologie et de mycologie Groupe hospitalier universitaire Cochin – Saint-Vincent-de-Paul 27, rue du Faubourg Saint-Jacques 75679 Paris cedex 14 

*Correspondance.

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Résumé

La consommation de poissons de mer, insuffisamment cuits ou crus peut être à l’origine d’une anisakidose (ou anisakiose) par ingestion d’une larve de nématode de la famille des Anisakidae. Les poissons les plus parasités sont le hareng, le colin, le lieu noir et la morue.

Dans la forme aiguë, apparaissent des douleurs gastriques dans les heures suivant le repas contaminant. Ces douleurs, dues à la pénétration de la muqueuse par une ou plusieurs larves, peuvent s’accompagner de manifestations allergiques. Les larves peuvent alors être extirpées lors d’une endoscopie à visée diagnostique et thérapeutique. La forme intestinale, tardive, est le plus souvent de découverte fortuite, post-opératoire ; par la mise en évidence anatomo-pathologique de larves au sein d’un granulome responsable d’un syndrome tumoral du grêle (douleur, occlusion, saignement).

La forme chronique s’observe chez les patients sensibilisés, consommateurs réguliers de poissons parasités, même cuits. Elle est due à un allergène d’A. simplex thermostable pouvant être à l’origine d’urticaire chronique, d’angiœdème et aussi de choc anaphylactique. Différents mécanismes immunitaires impliquant l’expression de cytokines induite par la présence du parasite (production d’IgE) associés à des prédispositions génétiques ont pu être identifiés. Ces formes chroniques sont fréquemment rapportées en Espagne, où les consommateurs de poisson sont nombreux.

Les tests biologiques sont parfois d’interprétation difficile du fait de la parenté antigénique entre deux nématodes de la même famille (Ascaridoidea) : A. simplex et Toxocara canis. Le meilleur élément diagnostique et thérapeutique de cette nouvelle forme d’anisakidose est l’arrêt de la consommation de poisson parasité qui permet la disparition des manifestations cliniques, en particulier de l’urticaire.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Summary

Consumption of sea fish, undercooked or raw can be a cause of anisakidosis (or anisakiasis) following the ingestion of nematode larvae of the family Anisakidae. The most infected fish are herring, pollock, saithe and cod.

In the acute form, appears gastric pain within hours following the contaminant meal. These pain, due to the penetration of the mucosa by one or several larvae, can be accompanied by some allergic manifestations. The larvae can then be eradicated during endoscopy, diagnostic and therapeutic procedure. Late intestinal form, is most often discovered incidentally, post-operative ; by setting histological evidence of larvae in a granuloma responsible of a tumor syndrome (pain, obstruction, bleeding).

The chronic form occurs in sensitized patients, regular consumers of infected fish, even cooked. It is due to a thermostable A simplex allergen which may lead to chronic urticaria, angiœdema or also anaphylactic shock. Many immune mechanisms involving the expression of cytokines induced by the presence of the parasite (Ig production E) associated with genetic predispositions are also involved. These chronic forms are frequently reported in Spain, where consumers of fish are numerous.

Biological tests are sometimes difficult to interpret because of the antigenic relationship between two nematodes of the same family (Ascaridoidea) : A. simplex and Toxocara canis. The best diagnostic and therapeutic element of this new form of anisakidosis is to stop eating parasitized fish allowing the disappearance of clinical manifestations, especially hives.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Zoonose, anisakiose, Anisakis simplex, gastrite, urticaire

Keywords : Zoonosis, Anisakidosis, Anisakis simplex, gastritis, hives


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Vol 2014 - N° 464P1

P. 89-95 - juillet 2014 Retour au numéro
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