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Le topiramate a-t-il un intérêt en addictologie ? - 12/07/14

Topiramate in substance-related and addictive disorders

Doi : 10.1016/j.lpm.2014.02.030 
Johan Cohen , Alain Dervaux, Xavier Laqueille
 Centre hospitalier Sainte-Anne, service d’addictologie du Dr X. Laqueille, 1, rue Cabanis, 75014 Paris, France 

Johan Cohen, Centre hospitalier Sainte-Anne, service d’addictologie du Dr X. Laqueille, 1, rue Cabanis, 75014 Paris, France.

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Sous presse. Épreuves corrigées par l'auteur. Disponible en ligne depuis le samedi 12 juillet 2014
Cet article a été publié dans un numéro de la revue, cliquez ici pour y accéder

Résumé

Contexte

Les médicaments utilisés en addictologie ne sont pas efficaces chez tous les patients.

Objectif

Évaluer l’efficacité du topiramate dans le traitement des conduites addictives à partir d’une revue systématique de la littérature internationale.

Sources documentaires

Banques de données Medline de janvier 1966 à décembre 2013, Cochrane et clinicaltrials.gov.

Sélection des études

Nous avons utilisé les mots clés topiramate, dependence, substance abuse, alcohol, tobacco, nicotine, cocaine, methamphetamine, opiate, heroin, benzodiazepine, cannabis, bulimia nervosa, binge eating disorder, gambling. Les critères d’inclusion étaient les suivants : évaluation thérapeutique du topiramate en addictologie, essais cliniques contrôlés randomisés et méta-analyses, publiés en langue anglaise ou française. Les essais animaux, ceux en laboratoire, les revues, les réponses aux auteurs et les publications sans rapport avec le sujet ont été exclus. Vingt-huit publications ont été prises en compte.

Résultats

Dans l’alcoolodépendance, plusieurs essais et une méta-analyse ont montré une réduction des jours de consommation. Dans la dépendance au tabac, un essai monocentrique n’a pas retrouvé d’efficacité du topiramate sur la diminution du monoxyde de carbone expiré. Dans la dépendance à la cocaïne, un essai monocentrique a montré une diminution de la proportion de jours de consommation et deux essais monocentriques ont retrouvé une tendance favorable. Dans la codépendance alcool et cocaïne, un essai monocentrique a retrouvé une tendance en faveur du topiramate. Dans la dépendance à la méthamphétamine, un essai multicentrique a retrouvé une tendance en faveur du topiramate. Dans la boulimie, deux essais monocentriques ont montré une réduction des crises de boulimie et des conduites de purge. Dans le binge eating disorder, plusieurs essais ont montré une réduction des crises de boulimie et du poids. Dans le jeu pathologique, un essai n’a pas retrouvé de résultats significatifs. Il n’y a pas eu d’essais randomisés contrôlés retrouvés dans la dépendance aux opiacés, celle aux benzodiazépines ou au cannabis.

Limites du travail

La définition de l’abstinence et les modalités de mesure de l’efficacité du topiramate différaient sensiblement selon les essais, rendant difficile les comparaisons. La qualité méthodologique des essais inclus était variable avec, notamment, huit essais sans double insu.

Conclusion

Le topiramate a montré un intérêt principalement dans l’alcoolodépendance, le binge eating disorder, et la boulimie. Dans les autres addictions avec substances et le jeu pathologique, les essais sont insuffisants pour justifier son utilisation en pratique courante.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Summary

Background

Drug treatments used in substance use disorders are not effective in all patients.

Objective

To assess the effectiveness of topiramate use in the treatment of substance use disorders.

Information sources

Medline database from January 1966 to December 2013, Cochrane database and clinicaltrials.gov.

Selection of studies

We used keywords topiramate, addiction, substance abuse, alcohol, tobacco, nicotine, cocaine, methamphetamine, opiate, heroin, benzodiazepine, cannabis, bulimia nervosa, binge eating disorder, gambling. All clinical trials were included. Animal trials, laboratory tests, reviews, answers to writers, case-reports, case series and publications unrelated to the topic were excluded. Twenty-eight articles investigating the efficacy of topiramate in substance use were included.

Results

In alcohol-related disorder, several trials and a meta-analysis showed a reduction of days of consumption. In a single-center trial on tobacco-related disorder, topiramate was not found effective in reducing the carbon monoxide expired. In cocaine-related disorder, one single-center trial showed a reduction of days of consumption and two single-center trials have found a trend in favour of topiramate. In alcohol and cocaine co-dependency, a single-center trial found a trend in favour of topiramate. In methamphetamine-related disorder, a multicenter trial found a trend in favour of topiramate. In bulimia nervosa, two single-center trials showed a reduction in binge eating and compensatory behaviours. In binge eating disorder, several trials showed a reduction of binge eating and weight. In gambling, one single-center trial did not show any significant results. There were no randomized controlled trials found in opioid-related disorder, benzodiazepines-related disorder, and cannabis-related disorder.

Limitations

Definition of abstinence and methods to assess the efficacy of topiramate differed between trials. The methodological quality of included trials was variable, especially with no double-blind procedure in eight trials.

Conclusion

Topiramate showed interest mainly in alcoholism, binge eating disorder and bulimia nervosa. No definitive conclusions can be reached for other substance use disorders such as nicotine dependence, cocaine dependence, amphetamine dependence or cannabis dependence and for gambling.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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