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Évaluation des pratiques professionnelles au bloc des urgences du CHU de Caen concernant la prise en charge de la douleur, de la curarisation résiduelle et des nausées et vomissements postopératoires - 30/08/14

Doi : 10.1016/j.annfar.2014.07.166 
A. Jacob-Bodereau 1, , C. Buleon 1, J.-L. Hanouz 1, J.-L. Fellahi 2, J.-L. Gérard 3
1 Bloc des urgences 
2 Chirurgie cardiaque 
3 Réanimation chirugicale, CHU de Caen, Caen, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

En dépit des progrès de l’anesthésie, la prise en charge de la douleur, de la curarisation résiduelle et NVPO reste un enjeu majeur. La première phase de cette évaluation des pratiques professionnelles(EPP) avait pour but d’observer l’adéquation des pratiques quotidiennes avec les recommandations en vigueurs.

Matériel et méthodes

Cent malades ont été inclus. La population étudiée concernait tous les patients majeurs conscients admis au bloc des urgences du CHU de Caen. Le recueil des données était fait par un observateur indépendant. Les dossiers analysés étaient tirés au hasard. Les prescripteurs n’étaient pas informés de l’étude afin d’éviter un effet Hawthorne.

Résultats

La population observée avait un âge moyen de 45,5±24,5ans, un sexe ratio (homme/femme) de 1/2, une répartition de classe ASA de 37 % ASA1, 36 % ASA2, 26 % ASA3 et 1 % ASA4. Le score d’Apfel était évalué chez 99% des patients avec une valeur de 2±1. Une prévention des NVPO était effectuée dans 30 % des cas où elle était indiqué. Soixante-deux pour cent des patients étaient curarisés. Le monitorage était observé dans 60 % des cas et l’antagonisation n’était observée que dans 3 % des cas. L’évaluation de la douleur était faite en préopératoire chez 39 % des malades et dans 89 % des cas en SSPI. L’évaluation préopératoire systématique des NVPO était bien intégrée dans les pratiques quotidiennes. Pour autant le traitement préventif selon les recommandations [1] n’était appliqué que chez 30% des patients qui le nécessitaient. L’usage du monitorage de la curarisation était nettement insuffisant. La pratique de la décurarisation systématique telle que proposée dans la littérature [2] n’était pas réalisé. L’évaluation de la douleur était correctement faite et son traitement était systématique dans sa mise en place même si le choix des antalgiques variait d’un prescripteur à l’autre [3].

Discussion

Cette 1re phase était intéressante pour évaluer les pratiques médicales. La mise en place de protocoles en complément des recommandations apparaissait nécessaires. Ce travail présentait certaines limites liées à des défauts de transcription des informations. Tous les dossiers analysés étant issus d’un bloc d’urgence. Les conclusions sont donc limitées à une population similaire. À l’issu de ce travail, des protocoles ont été instaurés. Une seconde phase d’observation est en cours pour évaluer leur impact sur les prises en charges. Il reste néanmoins à démontrer que cette stratégie préventive permet réellement supprimer la survenue d’évènements indésirables graves.

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