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Retentissement psychologique et connaissance des notions relatives à la fin de vie en médecine d’urgence pré-hospitalière chez les médecins du SMUR – résultats de l’enquête nationale de 2013 - 30/08/14

Doi : 10.1016/j.annfar.2014.07.386 
R. Jouffroy , B. Vivien, A. Guyard, P. Philippe, L. Lamhaut, P. Carli
 Anesthésie-Réanimation - SAMU, Hôpital Necker-Enfants-Malades, Paris, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

Depuis 2005, la question de la fin de vie bénéficie d’un cadre législatif grâce à la loi Léonetti [1]. La formation des médecins a du s’adapter à cette évolution [2]. Néanmoins, le retentissement psychologique et la connaissance des notions relatives à la fin de vie en médecine d’urgence pré-hospitalière n’ont pas fait l’objet d’une évaluation. L’objectif de cette enquête nationale est d’évaluer le retentissement psychologique et la connaissance des notions relatives à la fin de vie en médecine d’urgence pré-hospitalière (MUPH) chez les médecins de SMUR.

Matériel et méthodes

Un questionnaire anonyme de 26 questions à choix multiples a été envoyé par voie électronique au cours de l’année civile 2013 aux médecins exerçant en SMUR. Ces questions évaluaient le retentissement psychologique des situations de fin de vie rencontrées en MUPH ainsi que la connaissance des notions relatives à la fin de vie et leur applicabilité à la MUPH.

Résultats

Parmi les questionnaires, 323 ont été analysés. L’âge moyen des sujets est de 40ans avec 58 % d’hommes. Cinquante-deux pour cent des sujets ont été exposés plusieurs fois par an à une situation de fin de vie nécessitant des soins de confort et 55 % à une situation de mort violente. Ces situations ont entraîné un sentiment de découragement transitoire et/ou de morosité dans 19 % des cas durant quelques minutes dans 35 % des cas et source d’angoisse dans 8 % des cas pour les soins de confort. Un sentiment de découragement transitoire et/ou de morosité dans 25 % des cas durant quelques heures dans 43 % des cas et source d’angoisse et/ou troubles du sommeil dans 14 % des cas pour la mort violente. Quatre-vingt-quinze pour cent des sujets ont déclaré avoir eu besoin de parler de ces situations dont 87 % immédiatement au décours de l’intervention avec des personnels du SAMU/SMUR dans 70 %. Quatre-vingt-onze ont pu le faire dont 70 % avec d’autres personnels du SAMU/SMUR. Par ailleurs, ces situations ont été à l’origine d’une modification de la perception de la fin de vie dans 79 % des cas. Les notions de directives anticipées et de personne de confiance sont connues par 90 % des médecins. Aussi, 92 % de ces médecins estiment que la notion de directives anticipées est à prendre en compte dans le cadre de la MUPH et 96 % estiment que la personne de confiance doit être sollicitée si elle est présente. Par ailleurs, 29 % des médecins estiment qu’une décision de limitation de soins dans le contexte de la MUPH doit se limiter à des critères médico-scientifiques.

Discussion

L’exposition aux situations de fin de vie nécessitant des soins de confort ou de mort violente est fréquente chez les médecins du SMUR avec un retentissement psychologique et professionnel marqué. Les notions de directives anticipées et de personne de confiance sont très bien connues et devraient probablement être plus utilisées dans le cadre de la MUPH.

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