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Évaluation des pratiques professionnelles de prescription des gaz du sang artériel en postopératoire de chirurgie thoracique - 30/08/14

Doi : 10.1016/j.annfar.2014.07.392 
A. Lemoine 1, , J. Poujade 1, S. Amir 1, X. Becanne 1, H. Dermine 1, S. Cherfaoui 1, A. Rabbat 2, A. Lefebvre 2, Y. Amar 2, C. Lorut 2, M.C. Samama 1, A. Tesnière 1, Y.-L. Nguyen 1
1 Réanimation chirurgicale thoracique, service d’anesthésie-réanimation 
2 Unité de soins intensifs respiratoires, service de pneumologie, Hôpital Cochin AP–HP, Paris, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

La prescription de gaz du sang (GDS) est commune chez les patients hospitalisés en postopératoire de chirurgie oncologique thoracique, en particulier lorsqu’il y a un cathéter artériel en place. Le rationnel de cette prescription est la détection d’une acidose hypercapnique pouvant conduire à la mise en œuvre d’un traitement par ventilation non invasive. Certains auteurs recommandent l’utilisation d’un protocole de prescriptions permettant de rationaliser les pratiques de prescription [1]. L’objectif de notre étude est d’évaluer nos pratiques des prescriptions des GDS dans notre service.

Matériel et méthodes

Une étude observationnelle prospective a été réalisée pendant une durée de 2 mois dans le service. L’ensemble des patients consécutifs admis en postopératoire de chirurgie thoracique, ayant au moins eu une analyse de gaz du sang artériel ont été inclus. Les caractéristiques des patients telles que l’âge, le sexe, le thoracoscore et le type de chirurgie ont été recueillies. Les caractéristiques des GDS telles que le nombre total de prélèvements, les motifs des prescriptions (en systématique ou à la demande), l’existence d’un délai sur l’obtention des résultats, les éventuelles modifications de prise en charge thérapeutiques suite aux résultats ont été recueillies. Les patients ont reçu une note d’information concernant le recueil de leurs données.

Résultats

Les résultats présentés sont des résultats partiels, arrêtés à 40jours. Vingt-neuf patients, âgés de 68±10ans en moyenne majoritairement des hommes (n=18 ; 62 %) ont été inclus. La moitié (n=14 ; 48 %) ont une broncho-pneumopathie chronique obstructive. Près d’un tiers ont un cathéter artériel (n=9 ; 31 %). Soixante-dix-neuf pour cent (n=23) des patients ont été opérés d’une résection de parenchyme pulmonaire. Le thoracoscore est en moyenne de 5,5 (±1,5). La durée de séjour moyenne est de 6±2jours. Les patients ont, en moyenne, 0,68 (±0,36) analyses de GDS par jour. Quatre-vingt-onze GDS (79 %) sont prescrits en systématique et 24 (21 %) à la demande. Le délai moyen entre l’heure de demande prescrite et l’interprétation des résultats est de 84 (±31) mins. Cinq (4 %) prélèvements ne furent pas interprétés (perte ou prélèvement coagulé). Vingt et un pour cent des GDS (n=19) prescrits en systématique ont conduit à des modifications thérapeutiques. Quarante-deux pour cent des GDS (n=10) prescrits à la demande ont conduit à des modifications thérapeutiques.

Discussion

Cette étude montre que la majorité des prescriptions de gaz du sang dans notre service sont systématiques. Seul 1 GDS sur 5 prescrit en systématique conduit à une modification thérapeutique. La mise en place d’un protocole de prescription pour rationaliser les pratiques pourra donc être intéressante. Sur le plan médico-économique, une réduction de 50 % des prescriptions systématiques représenterait une économie de plus de 9100€ par an.

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Vol 33 - N° S2

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