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La ventilation non invasive en milieu extrahospitalier : l’exemple du SAMU de Lyon - 30/08/14

Doi : 10.1016/j.annfar.2014.07.122 
H. Balague 1, F. Wallet 1, , C. Bernet 1, A. Friggeri 1, S. Ledochowski 2, V. Piriou 1, P.Y. Gueugniaud 3
1 Anesthésie réanimation 
2 Anesthésie réanimation, hospices civils de Lyon, Pierre-Bénite 
3 SAMU – urgences, hospices civils de Lyon, Lyon, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

La ventilation non invasive (VNI) est une technique de ventilation développée en réanimation et en soins continus. Son utilisation en médecine d’urgence, dans les services d’accueil et en milieu extrahospitalier, est de plus en plus fréquent, mais son évaluation dans ce contexte est encore limitée.

Matériel et méthodes

Nous avons conduit un travail rétrospectif au SAMU de Lyon sur une période de 6 mois entre juin et décembre 2012. L’objectif principal de ce travail était d’évaluer la pratique de la VNI à double niveau de pression en préhospitalier (SAMU de Lyon). Pour ce faire, les dossiers ont été réanalysés selon une grille de lecture prédéfinie.

Résultats

Soixante quatre patients ont été inclus, d’âge médian 72ans [60 ; 81]. 51 % d’entre eux étaient atteints d’une BPCO et 48 % étaient insuffisants cardiaques. Le motif d’appel SAMU était majoritairement la détresse respiratoire aiguë. Il s’agissait d’intervention à domicile dans 44 % des cas, de primaire en service médical hospitalier (urgence intra hospitalière) dans 39 % des cas et de transfert depuis le SAU dans 11 % des cas. Le diagnostic initialement posé par le médecin était pneumopathie hypoxémiante (47 %), OAP (27 %) et décompensation de BPCO (17 %). Le diagnostic finalement retenu à la sortie de l’hôpital était pneumopathie hypoxémiante (37 %), décompensation de BPCO (22 %) et OAP (19 %). La principale indication retenue de VNI était l’hypoxémie (94 %) puis la suspicion d’hypercapnie (21 %). Le service de destination était la réanimation (63 %), le SAU (14 %), et l’USC (13 %). Concernant les réglages de la VNI, la FiO2 médiane était de 60 % [40 ; 100], l’aide inspiratoire de 12cmH2O [10 ; 15] et la PEP de 6cmH2O [5 ; 7]. Les respirateurs utilisés étaient des respirateurs de transport équipés d’un algorithme dédié VNI à double branche (ELISEE 250, RESMED) avec une interface nasobuccale. Un seul patient (atteint de pneumopathie) a dû être intubé pendant le transport. 5 % des patients ont dû être intubés pendant la première heure qui a suivi le transport. Cependant, 23 % des patients avec une décompensation de BPCO et 76 % des patients avec une pneumopathie se sont dégradés cliniquement après la première heure d’admission dans le service de destination (p=0,001). La VNI s’associe à une amélioration significative de la SpO2 (84 % vs 97 % – p=0,01).

Discussion

Nous retrouvons dans ce travail une pratique de la VNI essentiellement focalisée sur l’hypoxémie et majoritairement utilisée comme technique d’oxygénation chez des patients atteints de pneumopathie hypoxémiante. L’utilisation de la VNI en préhospitalier chez ces patients nécessite des investigations car cette indication (pneumopathie hypoxémiante), non validée en réanimation par la conférence de consensus de 2006, pourrait être délétère dans ce contexte, même si elle s’associe à très peu de complications sur la courte période du transport. Les réglages pratiques sont en adéquation avec les recommandations.

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Vol 33 - N° S2

P. A76 - septembre 2014 Retour au numéro
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  • Apport de la VNI prophylactique systématique en postopératoire d’œsophagectomie : étude rétrospective observationnelle
  • T. Tran, F. Wallet, C. Bernet, N. Mottard, B. Baffeleuf, O. Glehen, V. Piriou, A. Friggeri
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  • J. Boudry, F. Wallet, S. Vesco, C. Bernet, S. Ledochowski, P. Rague, V. Piriou, A. Friggeri

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