Médecine

Paramédical

Autres domaines


S'abonner

Utilisation du sérum salé hypertonique en service mobile d’urgence et de réanimation néonatale et pédiatrique en France – Enquête de pratique - 30/08/14

Doi : 10.1016/j.annfar.2014.07.133 
K. Correard 1, , J.-C. Bouchut 2, P.-Y. Gueuniaud 2
1 Hôpital Femme–Mère–Enfant, Bron 
2 Hôpital Édouard-Herriot, Lyon, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

L’utilisation du sérum salé hypertonique (SSH) ancienne et maintenant répandue en pratique adulte ne fait l’objet que de peu de recommandations en pédiatrie. Nous avons voulu savoir quelles étaient les pratiques de son utilisation pré-hospitalière en interrogeant des praticiens de SMUR pédiatriques.

Matériel et méthodes

Une enquête téléphonique a été réalisée auprès d’au moins un médecin des 31 SMUR néonataux et pédiatriques en France en août et septembre 2013.

Résultats

Vingt-six médecins ayant en moyenne 13ans d’expérience ont répondu. Le SSH était à disposition dans les véhicules dans 45 % des cas. L’administration de SSH en pédiatrie ne faisait l’objet d’un protocole de service que dans 28 % des sites interrogés et toujours dans le cadre du traumatisme crânien grave (TCG). Les principales indications retenues étaient pour 22 praticiens l’hypertension intracrânienne (HTIC) dans le TCG (83 %), pour 8 l’hyponatrémie symptomatique (32 %) et pour 6 d’entre eux l’œdème cérébral non traumatique (27 %). Le choc hypovolémique et le sepsis étaient évoqués 3 fois. Les contre-indications retenues étaient son usage chez le nouveau-né et en cas d’hypernatrémie. Seule la moitié des médecins avait déjà utilisé le SSH. Parmi eux, 40 % utilisaient le SSH en première intention dans le TCG. Le type de sérum utilisé était très variable selon les équipes (3 %, 7,5 % et 10 %) ainsi que les volumes administrés en bolus (0,1 à 10mL/kg). Aucune complication n’a été rapportée lors de son utilisation.

Discussion

L’enquête téléphonique, déclarative représente seulement un instantané de la pratique d’utilisation du SSH chez l’enfant. L’hétérogénéité des réponses montre que sa place reste à définir chez l’enfant. L’utilisation du SSH semble actuellement être rentrée dans la pratique, pour le traitement de l’HTIC de l’enfant ayant un TCG et ce même chez le nourrisson. En revanche, il semble exister une réserve à élargir les indications au-delà probablement du fait de l’absence d’étude mais il est à noter que ce sont les centres qui l’utilisent le plus qui ont la plus grande variété d’indications. Le SSH est encore peu utilisé par les SMUR pédiatriques en France. Il semblerait intéressant de réaliser une grande enquête de pratique à la fois hospitalière et pré-hospitalière sur les indications effectives de SSH chez l’enfant afin de mieux cerner sa place et de pouvoir affiner le design des études futures.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Plan


© 2014  Publié par Elsevier Masson SAS.
Ajouter à ma bibliothèque Retirer de ma bibliothèque Imprimer
Export

    Export citations

  • Fichier

  • Contenu

Vol 33 - N° S2

P. A82-A83 - septembre 2014 Retour au numéro
Article précédent Article précédent
  • Pertes sanguines peropératoires au cours d’une craniectomie décompressive pour hypertension intracrânienne réfractaire après traumatisme crânien chez l’enfant
  • A. Migeon, F.-P. Desgranges, B. Cogniat, C. Mottolese, F. Baudin, A. Szathmari, M. De Queiroz, E. Javouhey, D. Chassard
| Article suivant Article suivant
  • Prise en charge préhospitalière d’un nouveau-né en détresse à la naissance par des équipes de secours non médicales : étude observationnelle
  • S. Lemoine, F. Briche, N. Genotelle, G. Burlaton, F. Lemoine, V. Lanoe, D. Jost, J.P. Tourtier

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.

Déjà abonné à cette revue ?

;

Mon compte


Plateformes Elsevier Masson

Déclaration CNIL

EM-CONSULTE.COM est déclaré à la CNIL, déclaration n° 1286925.

En application de la loi nº78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, vous disposez des droits d'opposition (art.26 de la loi), d'accès (art.34 à 38 de la loi), et de rectification (art.36 de la loi) des données vous concernant. Ainsi, vous pouvez exiger que soient rectifiées, complétées, clarifiées, mises à jour ou effacées les informations vous concernant qui sont inexactes, incomplètes, équivoques, périmées ou dont la collecte ou l'utilisation ou la conservation est interdite.
Les informations personnelles concernant les visiteurs de notre site, y compris leur identité, sont confidentielles.
Le responsable du site s'engage sur l'honneur à respecter les conditions légales de confidentialité applicables en France et à ne pas divulguer ces informations à des tiers.