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L’IPS est-il la solution pour le dépistage de l’AOMI ? - 11/09/14

Doi : 10.1016/j.jmv.2014.07.006 
A. Perez-Martin
 CHU de Nîmes, Service d’explorations & médecine vasculaire, Nîmes 

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Résumé

L’artériopathie des membres inférieurs (AOMI), localisation fréquente de la maladie athéro-thrombotique, est largement sous-diagnostiquée et sous-évaluée. Ce défaut de diagnostic tient en partie à la fréquence des formes débutantes asymptomatiques mais aussi à celle des formes méconnues par des malades négligeant leur claudication à la marche ou en limitant leur activité.

Dans ce contexte, le dépistage semble doublement justifié : pour limiter la progression de l’atteinte locale mais aussi pour (re)définir le risque cardio-vasculaire (CV) global. Aussi, l’indice de pression systolique (IPS), initialement validé et développé comme outil diagnostique des formes symptomatiques, est désormais préconisé dans les recommandations de plusieurs sociétés savantes, comme étant l’outil de dépistage de l’AOMI, et, pour certaines, comme étant également un outil supplémentaire d’évaluation du risque CV.

Cette approche repose sur plusieurs arguments en faveur du recours à l’IPS : il s’agit d’un outil simple, peu coûteux, pouvant bénéficier de nouvelles techniques de mesure qui en simplifient encore la réalisation (dont l’intérêt et la fiabilité seront discutés). Il existe en outre, un seuil bien défini en dessous duquel le diagnostic d’AOIM est formellement posé (0,9).

En revanche, l’IPS à la cheville présente également certains inconvénients. Tout d’abord, l’ensemble des recommandations repose sur des arguments indirects, en l’absence d’étude randomisée ayant comparé le devenir de populations dépistées ou non. Par ailleurs, la méthodologie, portant en particulier sur la méthode de calcul de l’indice, reste controversée. Enfin, l’IPS se heurte à une limite majeure qui est celle de l’extrême variabilité de sa sensibilité, allant de 15 à 80 % selon les études, tandis que la spécificité reste toujours très satisfaisante. Ce défaut de sensibilité est retrouvé dans des populations à haut risque de rigidité et de calcifications artérielles, au premier rang desquelles les diabétiques, les sujets âgés et les insuffisants rénaux, tous à haut risque CV.

La limite de validité que constitue l’incompressibilité artérielle est bien admise, et dans ce cas, l’ensemble des recommandations préconise le recours à la mesure de la pression à l’orteil et le calcul de l’indice qui en découle.

Plusieurs autres questions restent cependant non résolues et seront discutées : que faire en cas de rigidité artérielle sans incompressibilité ? L’indice de pression à l’orteil est-il une alternative fiable pour le dépistage, pour le suivi, ou bien encore pour marquer le risque CV ? Le seuil de l’IPS à l’orteil proposé par les dernières recommandations est-il validé et adapté ? Faut-il l’ajuster selon les populations concernées ?

Ainsi, si l’enjeu du dépistage de l’AOMI semble important, les conditions de sa réalisation, les outils disponibles et leur fiabilité, mais aussi les populations auxquelles s’adresse ce dépistage, conditionnent sa validité et son intérêt.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : AOMI, Dépistage, IPS


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Vol 39 - N° 5

P. 311 - octobre 2014 Retour au numéro
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